Vendredi 29 août – de Cercal à Porto covo

Vendredi 29 août – de Cercal à Porto covo

La voix de Lilie

Ce matin on plie bagage. Les valises voyageront pendant qu’on marche. On fait un petit déjeuner dans la cuisine du gite avec les moyens du bord. Filtre café dans passoire sur pot en plastique. Et ça marche ! Après un faux départ car Graine a oublié son téléphone,  nous voilà partis pour de bon. Aujourd’hui , cap vers la mer pour rejoindre le chemin des pêcheurs.
On traverse la ville de Cercal par l’ouest en passant devant une jolie fontaine et une rue bordée de maisons basses blanches et bleues. Puis le chemin s’élance vers l’ouest et nous traversons des forêts d’Eucalyptus, et encore quelques chênes liège. Puis la végétation change, arrivent les arbousiers, les cyprès, les kakis, le romarin. On longe des ronciers couverts de mures et on s’en régale au passage. Après un petit arrêt à l’ombre d’un grand chêne et un encas bienvenu, nous repartons. Le chemin monte et descend pour franchir les collines puis d’en haut, apparaît la mer. Une grande descente, le sable sur le chemin, on pourrait croire qu’elle est tout près,  mais non, il reste encore 8km !
On va faire un arrêt repas au km 13. Je n’en peux plus de marcher, les mollets tirent, besoin d’une pause. Seulement il ne reste « que » 2 km, alors on ne va pas s’arrêter avant le bar..  dur. Enfin après une longue ligne droite qui tue le moral, on s’arrête pour déjeuner. Il est tard, la patronne n’a plus que quelques sandwichs à nous proposer. Qu’importe, on mange et on se repose un grand moment. Il ne reste ensuite que 3 km à faire avant d’arriver à Porto Covo , village très touristique de bord de mer.  On entend de loin de la musique. C’est une semaine de fête. Aujourd’hui ils font une course de nage pour attraper des canards. Tout le monde regarde,  s’amuse. Moi je trouve ça horrible d’effrayer des animaux comme ça….
La ville est construite au bord d’une falaise, on a une belle vue sur la côte escarpée en dessous. La ville elle même me rappelle les saintes marie de la mer. Très fréquentée,  larges rues aux maisons blanches et bleues. Des bars restaurants et des boutiques dd souvenir partout.
On boit un pot là où on arrive à s’assoir et on appelle notre taxi car ce soir on dort dans la ville suivante, ici tout était plein,  ceci explique cela.

Jeudi 28 Août – de Vale seco à Cercal

Jeudi 28 Août – de Vale seco à Cercal

La voix de Lilie


Le chauffeur de taxi d’hier vient nous récupérer ce matin et nous dépose devant le petit bar où il nous avait récupéré hier. Il nous offre même le café et les petits gateaux ! Vraiment accueillants les gens ici. On le retrouvera demain soir pour un nouveau transfert.
Nous voilà reparti sur le chemin. Ce matin encore il est dévié à cause de la centrale électrique qui a implanté des pylônes qui gachent le paysage. Donc on ne verra pas les moulins évoqués dans le guide. Pas grave du tout,  la lumière est tellement belle,  le paysage toujours avec les chênes liège et les eucalyptus est magnifique. De ci de là une maison blanche cerclée de bleu se détache sur les collines. On voit au loin car le chemin est souvent en hauteur. Au bout de 8km on arrive dans un petit hameau avec un bar. On en profite pour faire une pause oranges pressées, sandwitch à partager. Puis on repart. On a retrouvé le chemin historique original. Il serpente entre plaines, collines, au soleil de cette fin de matinée. On est seuls au monde, si près de la mer et pourtant en pleine campagne. Et toujours cette belle lumière où les couleurs du ciel et de la terre semblent illuminées. On croise beaucoup d’animaux en traversant même quelques enclos. Vaches, chèvres, moutons et même deux petits cochons noirs. A 15km, on arrive à un barrage. Là on peut descendre sur les bords du lac et s’arreter déjeuner à l’ombre des eucalyptus. Il fait du vent ici. On déjeune avec les provisions que l’on a faites hier. Puis on va se baigner dans le lac. L’eau est bonne, la surface est agitée par le vent, il fait frais quand on sort de l’eau ! Mais qu’est-ce ça détend bien les jambes fatiguées !
Après la baignade,  on repart pour les 8 derniers km. On traverse le long barrage puis  le chemin monte et descend au gré des collines. On surplombe une immense plaine d’un côté,  on peut voir jusqu’à la mer de l’autre. Il fait très chaud, le soleil tape fort à cette heure. Puis on passe dans un chemin bordé d’eucalyptus qui nous offrent une ombre bienvenue. On commence à fatiguer. Une petite pause encore à 3km de la fin pour se donner de l’énergie. Puis on retrouve petit à petit la civilisation. J’ai l’impression que ça n’en finit pas ! Une route goudronnée,  une maison,  une rue, le centre ville. Le chemin permet aussi de visiter la vieille ville de Cercal avec ses rues aux maisons blanches cerclées de bleu, ou recouvertes de carrelage, son église. Enfin on arrive.  Ouf. On s’arrête boire un coup dans un bar pour se reposer un peu, on fait quelques courses pour demain et on rentre au gite.
Après une bonne douche et un temps de repos, on descend au restaurant de notre gite qui sert de délicieuses grillades.  La patronne nous offre un petit verre de porto à la fin du repas. Vraiment ici, les gens sont très gentils.

Mercredi 27 août – de Santiago de Cacem à Vale seco

Mercredi 27 août – de Santiago de Cacem à Vale seco

La voix de Lilie

Arrivés hier soir par le bus de Lisbonne après 2h de route, nous voilà ce matin frais et dispo pour la première étape de la rota Vicentina.
Nous sommes quatre à  partir , Graine, Moi et nos 2  messieurs. Graine a eu l’idée,  nous l’avons organisé ensemble il y a déjà plusieurs mois et nous voilà, le grand jour est arrivé.
Après un bon petit-déjeuner dans une pasteleria , croissant, tartines, café, nous prenons le chemin qui traverse la vieille ville de Santiago de Cacem et monte jusqu’au chateau. La vielle ville est typique avec ses maisons basses, murs blancs, volets colorés et ses vieilles batisses. Le soleil brille,  le ciel azur rehausse les contrastes. En haut le chateau et son jardin ombragé, l’église et son cimetière. La place domine la ville avec une vue jusqu’à la mer.
C’est le point de départ de la randonnée. Nous suivons les balises rouges et blanches du chemin historique. On chemine entre forêts de chênes liège dont on aperçoit les découpes plus ou moins récentes. On se pose plein de questions sur la repousse,  sur la fréquence de coupe…. on regardera ce soir peut-être sur internet !
Toute la première partie du chemin offre des points de vue sur la colline et le chateau de Santiago de Cacem.
Au bout de 7km, le chemin balisé ne correspond plus au chemin historique. Pourquoi a-t-il été détourné ? Mystère.
Puis on arrive dans les forêts d’Eucalyptus. Immenses, fins, dansants au gré de la brise. Il fait très chaud et de temps en temps la brise nous rafraîchit. Graine et moi discutons derrière,  flanerie, prise de photos, les messieurs devant rythme sourenu ! On s’arrête déjeuner à l’ombre d’un grand chêne. Une grande pause pour nos jambes.
L’après-midi le chemin en hauteur offre une vue panoramique jusqu’à la mer. Des champs de pylones électriques disséminés dans la forêt de chênes à perte de vue. Le chemin passe de forêt de chênes à celles d’Eucalyptus et celles de pins. On longe même des plantations de petits pins. On s’amuse de  tous les jeux de mots qu’on peut faire dessus ! Encore une petite pause sous un arbre, les messieurs assis sur 2 chaises en plastique et on termine les 5 derniers km sur un chemin sablonneux empoussieré par le vent. Le sable vole partout. Tout est beige, les arbres, les herbes, et nos chaussures et chaussettes !
Enfin on arrive dans le hameau de Vale seco. Si petit que rien pour dormir. Alors on prend un verre bien mérité dans le petit bar du coin. La dame nous appelle gentiment un taxi qui nous emmène dans la ville d’après où nous pourrons dormir.
Là,  miracle, on retrouve nos valises qui sont transportées par un bagagiste d’étape en étape.
Une bonne douche,  un repas….bah le bon restau se réserve,  alors ce sera le snack du coin ! Et au lit.

La voix de Graine

Que dire de plus, Lilie à tout dit. Elle est plus rapide que moi et ça ne date pas d’aujourd’hui!