La voix de Lilie

Avant d’aller télétravailler chez ma mère, je passe vite fait chez mon père pour vérifier si les poules du voisin ont bien été sorties et si la compagne de min père va bien. Une fois tout ça sous contrôle, je repars chez ma mère pour la matinée. Je télétravaille dans la salle à manger car il n’y a pas de bureau. Ce n’est pas pratique. Il faudra que je vois comment m’installer ailleurs. Après le déjeuner je reviens chez ma cousine et je pique une tête dans la piscine avant de me remettre au travail. Cet après-midi, réunions sur réunions. Je ne m’ intéresse plus. C’est terrible et terrifiant. Ma tête et surtout mon intérêt sont ailleurs. Je n’arrive pas à me remotiver. D’autres choses m’intéresse mais plus ces projets d’entreprise. Je n’arrive plus à y déceler ce qui pourrait m’apporter quelque chose.

Le soir nous allons diner chez mon cousin. Sa fille vient aussi d’avoir un bébé, il est heureux d’être enfin grand-père à plus de 70 ans ! Avec sa femme ils vivent en quasi autarcie alimentaire. Potager, oliviers, vignes, tisanes, miel. Et un cochon partagé pour le jambon, les saucissons et même quelques patés maison. Ne manquent que les poules, le fromage et un peu de viande. Ils vivent dans un petit village, dans une maison avec vue sur le mont ventoux. S’ils n’écoutent pas les informations, ils peuvent être au paradis. Pas de violence.

Ce soir la lune est pleine. Elle se lève, majestueuse, juste à côté du mont ventoux. La vue est à couper le souffle. Nous essayons tous de prendre une photo. Hélas nos téléphones ne rendent pas la beauté que nos yeux peuvent capter. Alors nous regardons longtemps pour admirer ce spectacle de la nature.

mde

La voix de Graine

Il y a des jours où je voudrais rester muette.

Une journée qui commence sans entrain, sans envie, sans désir malgré un démarrage matinal: yoga, respiration, méditation. A 10 h, je suis sur le canapé à écouter de la musique des années 80. La loose. J’ai des choses à faire, mais pas envie de les faire. Et là, je ne suis plus dans la sphère professionnelle, mais bien dans la sphère privée! Que faire pour contrer cet ennui et ce désintérêt pour le quotidien? Partir, changer d’air, cela devient urgent…

A 11 h, le coup de fil de ma copine me tire de ma torpeur. Elle me propose une balade, que j’accepte bien sûr.

En fin d’après-midi, j’enchaîne sur mon atelier d’Arts plastiques. Sur le chemin, je fais un détour pour aller voir l’exposition d’Arts plastiques qui est en cours au Ministère des Finances. Quelques-uns d’entre nous exposent. A l’atelier, mon champ de coquelicots avance péniblement. Il peine avec moi. Mais, ce soir, c’est la fête. Après l’atelier, nous allons manger tous ensemble dans un restaurant du quartier. C’est un restaurant libanais. Je passe une bonne soirée. Je rentre à 23 h 30. Depuis combien de temps cela ne m’était pas arrivé? J’ai oublié.

Je ne vois pas la lune à Paris. Le temps est couvert.