La voix de Lilie
Nous partons en randonnée pour 2 jours avec un guide Thaï qui parle un anglais terriblement thaï ! La balade commence en minibus pour sortir de Chiang Maï et rejoindre une vallée. Nous sommes 9, un papa Chilien et ses 2 enfants nous accompagnent.
Après un arrêt dans un grand marché local, où on trouve toute sorte de nourriture, on arrive par ûe promenade de quelques 10 mn et un petit pont en bambou dans un sanctuaire d’éléphants. Ou plutôt, deux éléphantes qu’on peut nourrir, voir se baigner. C’est tristounet , mieux tout de même que l’exploitation des éléphants enchaînés pour trimballer des touristes sur le dos. On apprend que les éléphants de Thaïlande sont 2 fois plus petits que ceux d’Afrique, 2 tonnes au lieu de 4, qu’ils peuvent vivre 100 ans s’ils sont heureux, à peine 20 sinon (enfin si j’ai bien capté l’anglais thaï ! )
Pour remonter sur la route, le chauffeur nous fait monter à 13, debout dans la benne de son pickup. La piste est étroite, glissante (il a plu ce matin) et hyper pentue. Et ça passe….Un grand moment !
La randonnée démarre là. Au départ dans une sorte de pinède, il y a des aiguilles et des boules de pin par terre. Puis on passe aux grands arbres qui perdent de très grosses feuilles. Il y en a beaucoup par terre, comme en automne chez nous. D’ailleurs quand on s’arrête manger, elles nous servent de table et de coussin. Le guide a apporté du riz aux légumes transportés dans des feuilles de bananes pliées. Avec une tranche de pastèque ça fait notre repas. Ensuite la randonnée continue dans des forêts de bambous, qui amènent jusqu’à une jolie cascade. Le guide fabrique des sarbacanes à air comprimé avec des roseaux pour les enfants. Ça les amuse toute la suite de la journée. Puis le chemin remonte, passe tout près de champs de riz, coupés ici. Sur les champs en espalier, des vaches paissent, peut-être pour nettoyer ce qu’il reste après la récolte de riz ? On marche pendant 3 heures pour arriver au gite tout en haut d’une colline. D’ici la vue est splendide.
Pas d’électricité ici, juste le réseau internet !
On prend tous une douche, puis on s’installe sur la terrasse pour prendre une boisson, des chips (c’est tout ce qu’il y a) il est à peine 17h. Il fera nuit 19, pas d’électricité, on va se coucher tôt !
Un groupe d’espagnols arrive avec un autre guide. Le notre En allume un feu de bois dans une sorte de brasero au sol sous son carbet. Il cuisine du poulet, oignons, lait de coco, pommes de terre , curry puis dans une autre marmitte, des legumes, sauce huitre, oeufs, oignons. Avec du riz collant, ce sera le repas du soir. Servi à 18h30. Les Espagnols nous ont rejoint à table, avec le Chili et la France, ça fait une belle tablée. Tous isolés dans un endroit loin de tous les tracas du monde. On sort de table à 19h ! Les guides allument un feu de camp, on s’y réchauffe , ça nous rappelle de lointains souvenirs…. l’autre guide prend sa guitare et chante quelques chansons, anglaises, Thaï et Karen. Car ici c’est le territoire des Karen, une peuplade venue du laos dans des temps très anciens.
Vers 20h30, bah, tout le monde se couche, il fait nuit noire, on se lave les dents à la torche du téléphone, pareil pour les toilettes. Les chambres sont alignée dans un carbet en bois au toit de tôle, un matelas par terre, une porte, une fenêtre !
Une superbe journée, hors du monde. Bonne nuit.










