La voix de Lilie

Aujourd’hui cap est mis sur des sources d’eau chaude à 45 km de Chiang Maï. C’est un grand parc aménagé avec des geysers jaillissant à 105 degrés,  deux bassins d’eau bouillante où on peu faire cuire des oeufs. Ils vendent des petits paniers d’osier,  on dépose les œufs et à l’aide d’une canne à crochet, on les accroche au bord d’un des bassins. Les temps de cuisson sont affichés !
Ça sent le souffre à plein nez, c’est à dire que ça sent l’oeuf pourri partout, et là on fait cuire des oeufs !
Puis il y a des petits canaux où l’eau se raffraichit peu à peu. Une portion entre 50 et 45 degrés,  une portion entre 40 et 45. On peut se tremper les pieds en s’asseyant au bord des canaux. Ça forme un petit village,  on peut y boire un coup.
Il y a également des piscines et même des bassins thermaux individuels.

Après un agréable moment à se tremper les pieds (section 40 45, la 45 50 c’est trop trop chaud !) on embarque nos oeufs durs et on repart vers les cascades collantes.
On traverse des paysages de jungle, de lacs, de rizières.
Les cascades collantes descendent dans un lit de calcaire (enfin un truc dans le genre) et malgré l’eau qui coule on peut marcher dessus et même les remonter à pied sans glisser. Avec la chaleur ambiante c’est une activité bienvenue. On descend par un escalier et on remonte les pieds dans l’eau, quelquefois avec l’aide d’une corde. C’est rafraîchissant et on s’amuse bien.
Seul bémol,  il y a beaucoup de monde,  c’est un endroit prisé des Thaï et nous sommes samedi.
Un petit saut à pied jusqu’à un petit bassin translucide d’eau fraiche et nous repartons vers un temple au bord d’un étang. Il est entièrement décoré de lampions en papier de couleurs. La balustrade autour du bassin est recouverte de rubans de toutes les couleurs noués certainement pour faire des vœux.
Après quelques marches d’escalier il y a une longue grotte dans laquelle on peut voir des bouddhas centenaires et un boudha allongé sur le dos comme un gisant. Les gens viennent se recueillir devant lui. La grotte souffre de trop de lumière et trop de visiteurs, la mousse se dépose sur les drappés, les stalactites.
On ressort, on termine la visite par les boudhas extérieurs et on rentre à Chiang Maï.