Voici le dernier jour de ce magnifique voyage sur le continent. La propriétaire du resort dans lequel nous avons dormi est une française de Montelimar ! Après un bon petit déjeuner avec du vrai beurre et non le beurre très jaune qu’ils font ici , avec du bon pain, puis une baignade à la piscine de l’hôtel, nous voilà partis pour les 500 derniers kilomètres. Le trajet d’aujourd’hui est le même que celui du départ. On y fait quelques variantes pour couper la monotonie mais globalement on a déjà tout vu. Les camions et voitures surchargés de ballots, de cannes, de sacs de graines. Les vehicules lents sur la voie rapide, les scooters à contresens. Les cocotiers et les hévéas, les bassins de crevettes. Après 3h de route, on cherche un lavage de voiture. Avant hier, mon frère a roulé sur du bitume frais, sa voiture blanche est marron. Une couche épaisse de goudron. C’est terrible. On trouve un laveur de voiture ouvert, qui a le produit ad hoc. Nous patientons dans le petit salon attenant en buvant un jus de fruits pendant que le laveur s’affaire. En 1h30 la voiture est décapée, mon frère rassuré. Et nous repartons pour les 3 dernières heures. Nous terminons par une variante pour contourner Surat tani côté mer, dans les marécages,bassins et canaux. Enfin nous arrivons au port avec une heure d’avance. Nous trouvons un joli bar en bois dans la mangrove autour, et nous buvons un verre tranquillement en attendant l’heure. Puis nous embarquons pour Samui. Ainsi s’achève ce beau périple de 4218 km exactement, en 19 jours. Nous avons vu la vie de tous les jours en Thaïlande, visité des endroits touristiques ou pas. Partout nous avons été reçus avec le sourire, depuis la supérette d’une station service jusqu’à un gîte perdu dans la montagne. La gentillesse des gens ici est tellement agréable. Partout ils se sont mis en 4 pour nous comprendre et pour nous satisfaire. C’est un beau voyage, beau moment de vie avec mon mari et mon frère. Nous nous sommes faits de beaux souvenirs ensemble.
Pour ne pas lasser le lecteur ou plutôt les lectrices, avec encore 500 km de route, aujourd’hui on agrémentera un peu le chemin. Et puis aussi pour se changer les idées faut bien avouer. Cap est mis sur le marché flottant de Donsuak. Un marché flottant, c’est un peu le truc à voir en Thaïlande. Ca se passe sur un ou des canaux. Les vendeurs mettent leur marchandise sur leur barque et vendent depuis les barques. Les clients peuvent aussi se balader en barque et les accoster, ou à pied depuis le quai. Le marché de Donsuak est le plus réputé de Thaïlande. Il est situé à une heure environ de Bangkok ce qui fait que des tours operators emmènent les touristes par cars entiers tous les matins. Loin de nous l’idée de se plonger, quel jeu de mot, dans ce bain de foule, nous avons 280km à faire avant d’y arriver, vers 14h. Pour nous l’heure idéale. Les touristes sont partis, le marché commence à remballer. Quelques barques de clients et de vendeurs sont encore sur les canaux. Nous promenons sur les quais, l’ambiance est maintenant tranquille. Nous nous asseyons à une table de restaurant au bord du canal et commandons à manger. Une femme dans sa barque, juste au dessous de nous , cuisine nos plats. Elle a tout le matériel sur sa barque et d’autres vendeurs lui apportent les ingrédients qui lui manquent. C’est folklorique. En tout cas nos 3 plats sont prêts en quelques minutes et c’est délicieux. Après cet intermède très agréable nous repartons pour 200km de plus. Nous rejoignons maintenant la route que nous avions pris au départ, en essayant toujours de trouver d’autres chemins. D’ailleurs d’avoir fait la route plus à l’est au retour nous a permis de voir des paysages différents. Plus (+) de rizières par exemple car il y a beaucoup plus d’eau ici. Nous nous arrêtons avant la nuit dans un resort en bord de plage dans la station balnéaire de Pran Buri. Une plage de 10km de long, bordée de palmier et d’hôtels de l’autre côté de la route. Près de l’hotel se tient un marché de nuit , les pieds dans le sable, avec un orchestre qui joue de la musique Thaï très entraînante.
Le voyage dans le nord est maintenant terminé. Les amis de mon frère repartent en avion pour Bangkok puis la France. De notre côté, nous allons faire les 1500 jusqu’à l’embarcadère de Donsak sans le sud, en 3 jours. 500 km en Thaïlande, c’est minimum 8h de route, sans compter les arrêts. Pour cette première journée, nous partons de Chiang Raï par la route principale, ses travaux, sa circulation. Un dernier coup d’oeil au temple blanc que l’on aperçoit de loin en passant et nous voilà partis. Les montagnes s’eloignent peu à peu, la plaine se déroule devant nous, la température dehors augmente augmente. Le tracé que nous suivons passe plus à l’est que lorsque nous sommes montés au nord la semaine dernière. Les paysages sont un peu différents au départ, plus vallonnés. On retrouve des champs de fraise, pas mal de rizières le long des rivières. La route principale est généralement large et roulante, mais elle est aussi constellée de zones de travaux qui ralentissent le rythme. Une frayeur aussi lorsqu’une voiture traverse toutes les voies pour sortir au dernier moment devant nous. La Thaïlande est réputée pour sa dangerosité sur les routes. Ce n’est pas usurpé. Ils font n’importe quoi. Scooters qui débouchent devant les voitures sans regarder, ou roulent à contresens car ils ne vont pas loin, camions qui roulent lentement sur la voie rapide obligeant les autres à les doubler par la gauche. Mais aussi du danger organisé quand pour faire demi tour on se retrouve sur la voie la plus rapide. Pour autant, après nos 8 heures de route et 3 arrêts, on arrive à Nakhon Sawan, terminus de la journée. Cette ville assez grande est surtout connue pour être le berceau du Chao Phraya le fleuve qui traverse Bangkok. En effet c’est ici que se rejoignent le ping (que l’on a croisé mainte fois dans notre périple, on y a même fait du pédalo) et le nan que l’on a suivi une grande partie de la journée. C’est cette confluence qui crée le chao phraya. Il fait très très chaud, très lourd ici. On avait perdu l’habitude….
La pluie a cessée ce matin, il fait encore un peu gris, un peu frais. Nous partons visiter le temple blanc à 13km au sud de Chiang Raï. Ce n’est pas un temple bouddhiste, c’est l’oeuvre d’un artiste. Sur la place d’un ancien temple, il a créé un ensemble de maisons, temples, grottes, immenses statues portiques, tous ou presque, blancs. Le principal monument ressemble à de la dentelle blanche. Au bord d’un étang artificiel, il est splendide. A côté, une grotte artificielle recouverte de visages , de têtes de mort complètement fantaisiste. Une sorte de palais du facteur cheval version moderne. Plus loin un temple doré abrite un musée. L’ensemble est toujours en construction ou plutôt en évolution. De là, changement de couleur, cap au nord, 8km plus loin, pour aller visiter le temple bleu ! Même concept, c’est un élève du concepteur du temple blanc qui a créé le bleu. Il est plus recentré sur un espace plus restreint que le blanc. Tous les batiments et les decors sont bleu. On admire un sculpteur en train de modeler les décorations sur un cheval. Plus loin, un peintre en décorer un autre de sa bombe bleue. Le soleil et la chaleur sont revenus. Dans le jeu des couleurs, suivra la visite à la maison noire, encore 8km pluw au nord. Pas de notion de temple ici. C’est un artiste (encore un) qui a mis 50 ans de sa vie à créer un ensemble de maisons en bois, toutes noires. A l’intérieur il y a mis ses oeuvres, tableaux, objets, cornes de buffles, peaux de crocodiles, meubles. Agencés à sa guise. Un grand nombre de maisons disséminées dans un jardin. Un sous-marin en forme de poisson posé au sol, des maisons boules en béton brut qui contiennent tous des choses étranges. Un artiste assez torturé ! Pour finir, en revenant vers la ville, nous allons visiter l’immense bouddha femme qui trone au sommet d’une colline. En arrivant sur le site, il y a un hopital public, juste devant. Mon frère qui a une mauvaise réaction sur des piqûres d’insecte décide d’y aller. Je l’accompagne. Il rentre, une infirmière l’enregistre. Puis une deuxième prend sa tension et ses antécédents. Puis le médecin le reçoit, lui prescrit des médicaments qu’il faut retirer au guichet 7, pharmacie. Ce qu’il fait. La pharmacienne lui explique la posologie. Il demande ce qu’il doit. Rien à payer, on lui montre une boite dans laquelle il peut faire un don. Il laisse ce qu’il veut. Il s’est écoulé 30mn. … On rejoint les autres qui viennent de monter le grand escalier qui conduit à la base de madame bouddha. Elle est si grande qu’un ascenseur permet de monter dans sa tête. Des femmes en vêtements traditionnels accueillent les visiteurs qui montent et descendent. En haut, à travers les yeux de la statue et à travers son 3ème oeil, on peut admirer la vue sur la ville, le bas de la colline, l’hopital devant, le temple et la pyramide en bas. Après être resdescendus on visite le temple qui nous impressionne par sa grandeur et la musique ambiante. Puis on monte dans ls pyramide, 9 degrés de plus en plus étroits, par des escaliers, pour atteindre le sommet. A chaque étage, des boudhas en bois. De là haut, on se trouve face à la femme boudha et on a une vue à 360. Pour finir ls journée, ce sera un apéritif sur la place du bazar de nuit, où des danseuses en habit traditionnels alternent avec un musicien de standards anglais. Puis un restaurant dans la grande rue, mais il est tard, 21h, ils attendent qu’on termine pour fermer !
Je te dédie cet article Graine car cette journée est importante pour toi. Même s’il faut le dire ce ne sera pas l’article le plus intéressant du séjour !
Il pleut ce matin, et il pleuvra toute la journée, Thailande du nord ! Nous avons 280 km à faire, 6h de route, en voiture pour rejoindre Chiang Rai. Il pleut et nous sommes 6… les hommes chargent les valises dans la benne du pick up, mettent une bache tenue par des tendeurs pour les protéger de la pluie. Un des hommes décide de voyager dans la benne, revetu d’une cape de pluie en plastique….. les 5 autres montent dans l’habitacle. Il fait 17 degrés. Au départ nous empruntons une partie de la route dite des 1862 virages, et certainement que nous en avons fait bien la moitié tellement cette route est virageuse. Elle passe d’une montagne à l’autre, grimpe à 1000m, redescend, remonte. La température suit. 15degres, 20 degrés. Notre passager arrière supporte. Les nuages s’accrochent aux sommets ou tombent dans les vallées comme des panaches de fumée. Quelquefois le brouillard descend jusque sur la route et bouche toute la vue. Nous faisons un arrêt café au bord de la route au niveau d’un check point. Ce sont des endroits où des soldats filtrent les vehicules qui passent. On en croise assez souvent, en frontière de province par exemple. Le café est très bon dans la région. Il est produit ici. Un autre arrêt un peu plus loin pour le déjeuner. Un restaurant qui vient d’ouvrir avec des produits maison, desserts aux bananes, cookies, légumes et fruits produits sur place. On a fait un tiers du chemin mais la moitié en temps. Après le déjeuner, la route devient un peu moins virageuse, ça avance plus vite. Un dernier col franchi et la végétation change, les montagnes deviennent collines. Sur leurs flancs, les traces des brulis qui en ont dénudé des pans entiers. Enfin on arrive dans la plaine et la banlieue de Chiang Raï. Il est 18h lorsque nous arrivons à l’hôtel. Après un moment de repos, pour profiter un peu, nous faisons un tour au night bazar. Il pleut toujours, l’hôtel nous a prêté des petits parasols en guise de parapluie ! Le night bazar est un petit quartier sympathique où l’on trouve de tout et où on peut même se restaurer. Nous terminons notre journée en allant voir la tour de l’horloge, toute dorée et allumée la nuit. Dans tous les bars, des musiciens jouent et chantent. C’est très festif. Et pourtant très tranquille, très calme. Chang Raï semble être une ville paisible. Inutile de dire, qu’entre la météo et le temps passé à rouler je n’ai quasiment pas pris de photo aujourd’hui.
Les chiens ont aboyé jusqu’à presque 1h du matin, les coqs ont pris le relai à 5h ! Sans parler de la route et des camions qui passent. Vive la campagne ! Inutile de dire que la nuit a été courte ! Ce matin je regarde la vie qui redémarre, la poule ses petits poussins à ses trousses, le chien qui vole une banane, detache la peau et la mange, la grand-mère qui fait un feu de bois sur la terrasse. C’est là que nous prenons le café , sur la terrase autour du feu de bois. Décidément, le feu de camp nous suit. Le propriétaire de l’hôtel fait une vidéo avec nous pour son ghesthouse. Il faut dire qu’il aurait été vide si on ne s’était pas arrêté là hier. Nous ne sommes pas sur une route touristique. D’ailleurs nous allons continuer cette route jusqu’à la ville de Paï à 70km de là, 2h de route. Virages, nids de poule. Mais aussi petits villages, champs de fraises, pinèdes, petits cafés. On s’arrête dans l’un d’eux pour prendre un vrai petit déjeuner car ce matin ce n’était qu’un café. A l’entrée du village, il y avait un petit cimetière avec des croix. Et au dessus du café il y a une grande église. Ce village semble Chrétien. Il faut dire que dans ses montagnes il y a plusieurs ethnies et certaines parlent à peine le thaï. Un autre arrêt devant un jaillissement d’eau chaude en bord de route. L’eau chaude se déverse dans la rivière toute proche. C’est très surprenant. Un bar a été aménagé là avec une piscine chaude et des petits bassins ronds où on peut se détendre en se trempant les pieds. Quelques kilomètres avant Paï, nous arrivons au canyon de Paï, plusieurs failles très profondes sur lesquelles on peut marcher à ses risques et périls ! Encore une autre type de paysage. Paï est une ville d’environ 3000 habitants et au moins autant de touristes ! Nous pensions arriver dans une ville tranquille du nord, nous sommes dans un endroit très baba cool, weed et plus si affinités ! Il pleut aujourd’hui, nous avons sorti les Kway pour partir à l’assaut du bouddha blanc tout en haut de sa colline. Un escalier vertigineux y conduit. De là haut on a un très beau panorama de la ville et des montagnes au fond. Le soir, la ville s’anime. La rue principale, avec ses échoppes, ses restaurants, ses stands de food street, est envahie de touristes. Ici pas de Thaï sauf pour tenir les boutiques. On n’imaginait pas Paï comme ça. Parmi tout le choix de restaurants, nous optons pour une pizzeria, marre de manger Thaï. Elles sont faites sur place ce qui est difficile à trouver en thailande, et très bonnes. À la fin du repas, la serveuse nous montre sur son téléphone la vidéo qu’a fait ce matin le propriétaire de l’hôtel. Il est ami avec elle, et elle nous a reconnus lorsque nous sommes rentrés dans sa pizzeria ! Le monde est petit. Du coup elle fait une photo avec nous pour lui renvoyer.
Vue l’heure où on s’est couché hier soir, tout le monde est debout à 6h45. Le petit déjeuner est prévu pour 9h. Oups. Le feu de camp couve encore, une branche de bois sec suffit à le rallumer. On s’installe autour. Il fait doux, un peu frais, le jour est déjà levé. Je fais une routine de yoga en guise de réveil musculaire. Vers 8h, 3 personnes arrivent du village Karen en contrebas pour s’occuper du repas. Une vieille bouilloire sur le brasero, un peu de café lyophilisé, du thé, nous permettent de patienter. Pour nous ce sera oeuf dur, pain de mie grillés sur le brasero avec beurre local, confiture de fraise locales aussi les fraises, il y en a partout ici. Pour eux ce sera un poulet entier plongé dans l’eau boulllante puis coupé en morceau et grillé ensuite. Chacun son petit déjeuner. Après ce repas nous partons pour une magnifique randonnée de 3 heures dans la vallée et le lit du Mae Wang. Nous passons de champs de riz en forêt de bambous, puis sur le haut des rives du fleuve, un petit chemin qui serpente dans la jungle jusqu’à une cascade. On traverse sur un pont en bambou pour atteindre plus loin une petite plage de sable. Puis le chemin remonte, sort de la vallée, passe devant les rizières pour rejoindre un village Karen. Le village a environ 500 habitants, 2 echoppes de souvenirs, 1 restaurant pour les touristes de passage. Sinon ils vivent de leurs cultures. Riz , bananes, légumes. Quelques vaches aussi que l’on a vu nettoyer les rizières après la coupe. On termine la randonnée par un repas bien mérité à la sortie du village. Puis le minibus nous emmène à un débarcadère pour faire une descente de quelques kilomètres sur le Mae Wang en radeau de bambou. Il faut être en maillot de bain car le radeau n’est pas étanche. Pas de sac, pas de portable, pas de photo donc ! Le radeau est constitué de 9 enormes bambous de 10m de long attachés entre eux par des lanières faites d’anciens pneus. Un jeune homme debout le conduit à l’aide d’une grande perche en bambou. C’est un peu une mini descente de l’Ardèche ! La rivière est peu profonde, la perche s’enfonce de 80cm 1m max, on passe entre les rochers, les petits rapides. Le courant est assez fort, le radeau avance vite. Le paysage est très beau. Au dessus de nous, plusieurs ponts en bambous, en bois enjambent le fleuve. Sur les rives, souvent des abris pour boire un verre, se reposer, faire des massage, au dessus des bars, des restaurants. Tout ça en bois. La balade dure environ 30 minutes. C’est amusant, éclaboussant ! Puis le minibus nous ramène à la voiture et une fois séchés, rhabillés, les valises calées, nous partons vers Paï. La route très virageuse, étroite, passe d’une montagne à l’autre. Sur les flancs des collines, partout des champs de fraisiers. C’est très beau, impressionnant aussi d’imaginer le travail pour faire ça. Il y a des vues époustouflantes. Des villages en hauteur, les champs en dessous. Au bout de 2 heures et 70km parcourus, on arrive dans un petit village où on trouve un hébergement pour la nuit. Très spartiate, un matelas par terre, un toilette et un tuyau pour la douche froide, tenu par une famille qui ne s’attendait pas à recevoir 6 personnes ce soir ! La grand-mère s’occupe du bébé, elle ne parle pas anglais et ne sais pas lire. On utilise le traducteur oral. Elle appelle sa fille qui va s’occuper de nous installer et de faire le repas. Puis 2 campeurs arrivent, installent leur tente en dessous des nos bungalows (on a l’électricité ce soir, c’est bien!). Tout le monde se retrouve pour le repas. Les 2 campeurs sont des Thaï en vacances.
Nous partons en randonnée pour 2 jours avec un guide Thaï qui parle un anglais terriblement thaï ! La balade commence en minibus pour sortir de Chiang Maï et rejoindre une vallée. Nous sommes 9, un papa Chilien et ses 2 enfants nous accompagnent. Après un arrêt dans un grand marché local, où on trouve toute sorte de nourriture, on arrive par ûe promenade de quelques 10 mn et un petit pont en bambou dans un sanctuaire d’éléphants. Ou plutôt, deux éléphantes qu’on peut nourrir, voir se baigner. C’est tristounet , mieux tout de même que l’exploitation des éléphants enchaînés pour trimballer des touristes sur le dos. On apprend que les éléphants de Thaïlande sont 2 fois plus petits que ceux d’Afrique, 2 tonnes au lieu de 4, qu’ils peuvent vivre 100 ans s’ils sont heureux, à peine 20 sinon (enfin si j’ai bien capté l’anglais thaï ! ) Pour remonter sur la route, le chauffeur nous fait monter à 13, debout dans la benne de son pickup. La piste est étroite, glissante (il a plu ce matin) et hyper pentue. Et ça passe….Un grand moment ! La randonnée démarre là. Au départ dans une sorte de pinède, il y a des aiguilles et des boules de pin par terre. Puis on passe aux grands arbres qui perdent de très grosses feuilles. Il y en a beaucoup par terre, comme en automne chez nous. D’ailleurs quand on s’arrête manger, elles nous servent de table et de coussin. Le guide a apporté du riz aux légumes transportés dans des feuilles de bananes pliées. Avec une tranche de pastèque ça fait notre repas. Ensuite la randonnée continue dans des forêts de bambous, qui amènent jusqu’à une jolie cascade. Le guide fabrique des sarbacanes à air comprimé avec des roseaux pour les enfants. Ça les amuse toute la suite de la journée. Puis le chemin remonte, passe tout près de champs de riz, coupés ici. Sur les champs en espalier, des vaches paissent, peut-être pour nettoyer ce qu’il reste après la récolte de riz ? On marche pendant 3 heures pour arriver au gite tout en haut d’une colline. D’ici la vue est splendide. Pas d’électricité ici, juste le réseau internet ! On prend tous une douche, puis on s’installe sur la terrasse pour prendre une boisson, des chips (c’est tout ce qu’il y a) il est à peine 17h. Il fera nuit 19, pas d’électricité, on va se coucher tôt ! Un groupe d’espagnols arrive avec un autre guide. Le notre En allume un feu de bois dans une sorte de brasero au sol sous son carbet. Il cuisine du poulet, oignons, lait de coco, pommes de terre , curry puis dans une autre marmitte, des legumes, sauce huitre, oeufs, oignons. Avec du riz collant, ce sera le repas du soir. Servi à 18h30. Les Espagnols nous ont rejoint à table, avec le Chili et la France, ça fait une belle tablée. Tous isolés dans un endroit loin de tous les tracas du monde. On sort de table à 19h ! Les guides allument un feu de camp, on s’y réchauffe , ça nous rappelle de lointains souvenirs…. l’autre guide prend sa guitare et chante quelques chansons, anglaises, Thaï et Karen. Car ici c’est le territoire des Karen, une peuplade venue du laos dans des temps très anciens. Vers 20h30, bah, tout le monde se couche, il fait nuit noire, on se lave les dents à la torche du téléphone, pareil pour les toilettes. Les chambres sont alignée dans un carbet en bois au toit de tôle, un matelas par terre, une porte, une fenêtre ! Une superbe journée, hors du monde. Bonne nuit.
Aujourd’hui cap est mis sur des sources d’eau chaude à 45 km de Chiang Maï. C’est un grand parc aménagé avec des geysers jaillissant à 105 degrés, deux bassins d’eau bouillante où on peu faire cuire des oeufs. Ils vendent des petits paniers d’osier, on dépose les œufs et à l’aide d’une canne à crochet, on les accroche au bord d’un des bassins. Les temps de cuisson sont affichés ! Ça sent le souffre à plein nez, c’est à dire que ça sent l’oeuf pourri partout, et là on fait cuire des oeufs ! Puis il y a des petits canaux où l’eau se raffraichit peu à peu. Une portion entre 50 et 45 degrés, une portion entre 40 et 45. On peut se tremper les pieds en s’asseyant au bord des canaux. Ça forme un petit village, on peut y boire un coup. Il y a également des piscines et même des bassins thermaux individuels.
Après un agréable moment à se tremper les pieds (section 40 45, la 45 50 c’est trop trop chaud !) on embarque nos oeufs durs et on repart vers les cascades collantes. On traverse des paysages de jungle, de lacs, de rizières. Les cascades collantes descendent dans un lit de calcaire (enfin un truc dans le genre) et malgré l’eau qui coule on peut marcher dessus et même les remonter à pied sans glisser. Avec la chaleur ambiante c’est une activité bienvenue. On descend par un escalier et on remonte les pieds dans l’eau, quelquefois avec l’aide d’une corde. C’est rafraîchissant et on s’amuse bien. Seul bémol, il y a beaucoup de monde, c’est un endroit prisé des Thaï et nous sommes samedi. Un petit saut à pied jusqu’à un petit bassin translucide d’eau fraiche et nous repartons vers un temple au bord d’un étang. Il est entièrement décoré de lampions en papier de couleurs. La balustrade autour du bassin est recouverte de rubans de toutes les couleurs noués certainement pour faire des vœux. Après quelques marches d’escalier il y a une longue grotte dans laquelle on peut voir des bouddhas centenaires et un boudha allongé sur le dos comme un gisant. Les gens viennent se recueillir devant lui. La grotte souffre de trop de lumière et trop de visiteurs, la mousse se dépose sur les drappés, les stalactites. On ressort, on termine la visite par les boudhas extérieurs et on rentre à Chiang Maï.
La vieille ville de Chiang Maï forme un carré parfait entouré de remparts en briques comme on a pu voir à Sukhothaï. Ça et là on peut apercevoir un vieux stuppa, un vieux morceau de temple. La vieille ville est au cœur de la grande cité de Chiang Maï. A l’extérieur passe le fleuve ping (le même qu’il y a quelques jours à Inthanon). En se promenant à pied, nous quittons la vieille ville, sortons des ramparts, empruntons une avenue décorée et nous arrivons au quartier Chinois. Une passerelle permet de franchir le fleuve. De l’autre côté sont installés des restaurants au bord de l’eau. Un bateau est amarré devant l’un d’eux. Nous demandons s’il est possible de faire un tour en bateau. Réponse, il n’ouvre qu’à 11h (les employés sont là, il est moins 20 !) Il nous indique tout de même de faire 1km et nous trouverons un autre bateau. Nous longeons le fleuve, il y a un peu d’air c’est très agréable. Et effectivement, 1km plus loin, 2 bateaux sont amarrés. Il y a 3 pêcheurs sur la berge. L’un d’eux lâche sa canne à pêche et nous embarque sur son bateau ! Il n’y a que nous sur la bateau, chacun son siège et sa petite table, comme à l’école ! Le paysage est magnifique, les berges du fleuves assez sauvages, avec à certains endroits des hotels de luxe, des restaurants ou bien de grands arbres. Une église aussi. Un pont en acier, un autre décoré de la reine mère défunte. Après ce moment bien agréable, nous trouvons un restaurant au bord du fleuve pour déjeuner. Puis nous repartons vers le grand marché de Wawarot. Immense marché local où on trouve aussi bien de la nourriture, des vêtements, même un tailleur (couturier), des souvenirs, des ustensiles ménagers, bref des kilomètres de tout. On regarde les femmes fabriquer des petites crêpes fourrées mangue coco et roulées avec une spatule. Une autre fabrique des gauffres fourrées. Ça sent tellement bon. On en mange une au passage. Ailleurs, les seaux de crabes, crapauds, tortues minuscules, ou autres viandes font peur à voir. Et l’odeur, bah on n’est pas habitué ! Il y a même des aliments dont on ignore tout. Après cette visite, on rentre à l’hôtel se reposer. Puis en début de soirée, on repart à pied jusqu’au jardin aux fleurs. La fête des fleurs a eu lieu la semaine dernière, le jardin est encore bien fleuri. Les arbres sont illuminés, il y a des personnages lumineux entre les parterres de fleurs. Des petits ponts pour franchir l’étang au milieu du jardin. Beaucoup de monde vient profiter de la beauté des lieux et de la tranquillité, ici pas de voitures. Certains font leur jogging, d’autres du sport collectif, d’autres encore se reposent dans le parc. La nuit commence à tomber, nous rentrons à l’hôtel avant de ressortir dîner dans le quartier. Ce soir, un peu plus tard qu’hier soir, il se met à pleuvoir.
Plusieurs jours de visite sont prévus à Chiang Maï. Du coup la première visite sera pour la loundry (laverie) où on dépose son linge le matin et on le récupère le soir lavé et repassé pour 1e30 le kilo. Ah, ce qu’on aimerait avoir ça chez nous. Bon, quand on repasse devant quelques heures plus tard, tout notre linge sèche au bord du trottoir ! Pendant que le linge se lave, on part visiter la vieille ville. Dans un grand temple a lieu une cérémonie funéraire pour un moine. Les hommes sont plutôt en noir, les femmes en blanc avec une écharpe noire. A la fin de la cérémonie elles effectuent une danse très délicate. Près de là, le grand temple du 14eme siècle avec son stupa en brique très haut et ses boudhas d’or. A l’intérieur on peut acheter une feuille d’or (hum, dorée) et la coller sur un des 7 petits boudhas d’or qui représentent chaque jour de la semaine. Un des temples dans l’enceinte est interdit aux femmes. Ça me déçoit énormément, je pensais naïvement que cette religion était plus égalitaire que les autres….ils étaient moins regardant ce matin quand ils faisaient danser les femmes….. La chaleur est montée d’un cran, comme tous les jours entre midi et 16h, les températures flirtent avec les 35 degrés, l’heure de se reposer un peu au bord de la piscine de l’hôtel. Puis, la chaleur diminuant on repart à pied à l’autre bout de la vieille ville, revoir le temple doré d’hier soir. Le soleil se couche déjà, la ville s’éclaire , s’anime. Les grandes artères de la vieille ville sont bordées de bars, restaurants, boutiques. Une légère pluie commence à tomber, qui rafraîchit à peine. On termine notre journée dans un très beau restaurant, magnifiquement décoré avec musique d’ambiance, une table dans le jardin, lumière tamisée.
Petit déjeuner sur la terrasse du gest house avec vue sur les champs de fleurs, de riz déjà fauché. La famille qui tient les cabanes est très sympathique. Les parents préparent le petit déjeuner, le petit garçon de 2 ans fait le timide dans son habit mi spider man mi toys story, international ! Les ouvriers s’affairent à construire une nouvelle cabane, au champs c’est la cueillette des fleurs dans une hotte en osier. Des petits chiots viennent se faire caresser. Après ce joli moment, nous repartons vers 2 cascades, une première sauvage, peu visitée car oubliée des tour operators qui pullulent ici. La puissance de l’eau qui jaillit est impressionnante. La deuxième cascade, avec plus de monde pour la raison inverse est tout aussi belle bien que moins impressionnante. Puis on ressort de la partie principale du parc national pour rejoindre la 2ème cascade plus large de Thaïlande à 20km de là. La petite route tortueuse qui y mène depuis le parc, passe par des villages isolés, des cultures de riz ici bien vertes, puis termine dans une forêt où tous les arbres ont perdu leurs feuilles. Comme l’hiver chez nous sauf qu’il fait 30 degrés… La cascade en elle même est grandiose. Immense en hauteur comme en largeur, puissante. Il y a un peu de monde sur le site, les gens se prennent tous en photo devant, quelques uns escaladent les rochers à leurs risque et péril….. on y reste un bon moment, assis sur un rocher à admirer le paysage, dans le bruit de l’eau qui jaillit sur les rochers. Puis on repart vers Chiang Mai, où on va rester basés quelques jours. On arrive à l’hotel vers 15h, il fait 36 degrés. Un peu de repos avant de visiter nous fera le plus grand bien. Et aussi une baignade dans la piscine de l’hôtel pour se rafraîchir ! L’hotel se trouve tout près de la vieille ville, une rue à traverser, et ce n’est pas simple vue la circulation ! Un marché en plein air est installé là avec ses stands et ses tables pour manger sur place. On ne résiste pas au mango sticky rice, le dessert Thaï emblématique. Puis on fait un tour de quartier. Lorsque la nuit tombe, les rues, les monuments s’éclairent et tout prend une autre dimension. Les stuppas dorées s’illuminent, brillent dans la nuit. On visite le temple, une des salles contient des statues de moines tellement réalistes qu’on croirait qu’ils vont bouger. C’est rare de voir de vraies représentations humaines, en général on ne voit que des bouddhas ou des animaux. Les rues sont très animées le soir, beaucoup de restaurants, d’hotels, de bars, de salons de massage ouverts très tard. Et aussi beaucoup de temples magnifiques à visiter demain lorsqu’il fera jour et même à revoir en soirée.
Le Doi Inthanon est le toit de la Thaïlande. Le plus haut sommet avec 2565 mètres. Il y fait frais (15° aujourd’hui au sommet). Pour y monter, il faut entrer dans le parc national où une route bien large d’une 50 aine de km vous emmène de cascades en villages Mong et temples royaux jusqu’au sommet. Ce matin on commence par une très jolie cascade puis on monte presque toute la route pour rejoindre les temples royaux dédiés aux précédents roi et reine. Deux pagodes jumelles entourées de jardins fleuris qui dominent la vallée. Celui de la reine est enrubanné de blanc et noir car la reine est décédée il y a moins d’un an et la Thaïlande porte encore le deuil.
Devant celle de roi trône sa statue, face à la vallée sur le toit de son pays.
On est déjà à plus de 2000 mètres d’altitude, on a du mal à gravir les marches des escaliers qui monte aux pagodes ! De là, on remonte en voiture vers le sommet. Les montagnes ici sont plutôt de grandes collines, pas de pics, des pentes douces. La végétation est toujours présente, des forêts de rhododendron (si si) de fougères, d’immenses arbres allant chercher la lumière. À 2500 m d’altitude. On part faire une randonnée de 3km dans la forêt, avec un guide Mong (obligatoire pour protéger le site ?). On passe dans la forêt puis en balcon le long de la montagne sur une partie très sèche. La température est idéale pour randonner ici, avec 20° environ. Ça monte, ça descend, avec l’altitude c’est quelquefois difficile d’avancer ! On revient à la voiture et on part enfin au sommet lui même. On gare la voiture sur le parking et on monte quelques dizaines de mètres pour arriver à un petit autel royal et au panneau officiel marquant le sommet. Pas de vue depuis le sommet, on est en pleine forêt, à 2565 m d’altitude. On a mis un gilet, il fait 15° . L’après-midi est déjà bien entamé, on redescend vers un village Mong , on fait le marché local, où on peut trouver entre autre, des kilos de fraises (pas très juteuses, un peu de gout quand même). On passe dans le village , où se trouve un projet royal d’agriculture. Un joli jardin avec cascade, petits étangs et beaucoup de fleurs domine des hectares de serres sur les flancs des collines. On monte à pied une dernière fois un chemin abrupt pour aller voir une cascade avant que la nuit tombe. Puis on trouve un joli petit hotel fait de maisonnettes sur pilotis dominant les champs de riz. Ce n’est pas la bonne saison pour voir le joli vert des champs de riz car ils ont été coupés depuis longtemps. La vue est quand même très belle. Ce soir notre hôte nous apporte le repas sur la terrasse de notre maisonnette, on mange tranquillement, seuls au monde.
La dame de l’hôtel nous a cuisiné un copieux petit déjeuner. Pudding coco dans une feuille de bananes, oeufs, pain, confiture, fruits. Nous voilà parés pour la journée ! La cité antique de Sukhothai se visite à vélo, l’hôtel nous en prête 3. Nous partons à la fraiche pour éviter les grosses chaleurs. L’entrée du parc est payante y compris pour les vélos ! Du coup, c’est très propre, très bien entretenu. Nous pédalons dans les larges allées entre les différents temples. C’est très calme, apaisant, tranquille. Nous laissons les vélos devant chaque entrée de temple pour rentrer sur les sites. Cette ancienne cité a été la capitale de la Thaïlande au 13ème siècle. Ces temples en briques noircies par le temps et peut-être la pollution… sont assez bien conservés maintenant. Bien sûr ils ont perdu leurs toits et leurs murailles mais on peut deviner leur ancienne beauté. C’est un peu comme les temples egyptiens ou plus proches, nos vestiges romains. Les temples sont disséminés dans un parc avec des étangs, d’immenses arbres centenaires, c’est très agréable de s’y promener. On termine la visite par le petit temple aux éléphants. Une petite pyramide de brique soutenue par 49 éléphants sculptés. Il est midi, la grosse chaleur s’installe, il est temps de prendre la voiture ! On rend nos vélos et on repart pour 250km vers le Doi Inthanon, toit de la Thaïlande avec ses 2500m de haut. On roule cette fois ci le long des champs de riz puis la forêt dès qu’on commence à rentrer dans les collines. Pas de sapins ici, des arbres assez haut avec de très grandes feuilles. Il fait très chaud encore aujourd’hui, entre 33 et 36 selon les moments. On arrive à l’hôtel vers 16h et on se pose au bord de la piscine en contemplant la rivière et les montagnes en face.
Une journée de transit aujourd’hui pour rejoindre Sukhothai, ancienne capitale du royaume de siam, à 450km d’Erawan.
Pour faire le trajet, le GPS nous recommande des petites routes de traverse, plus rapides que les grandes routes principales. Chez nous en France ce serait l’inverse ! Ici les petites routes sont bien plus belles et plus larges que la plupart de nos départementales ! Et peu de circulation dessus. Du coup la route se fait vite. On longe des champs de cannes sur plus de 250km et on double ou croise des camions chargés de canne jusqu’à 2 fois leur hauteur…. quelques maisons, cabanes en bord de routes, quelques stands de restauration locale aussi. Vers 13h, on s’arrête sur le bord de la route pour déjeuner. La petite cantine locale est tenue par une famille, de la fille jusqu’à la grand-mère qui est allongée au fond de la cuisine ! Le père surveille (je suppose..). Personne ne parle Anglais, on ne parle pas Thaï. Elles sont très gentilles, on rit avec elles quand on essaie de se comprendre. La fille nous propose des types de pâtes, on choisit, elle cuisine. On se retrouve avec une soupe de nouilles avec de la viande et des herbes, très bonne. On boit 2 bouteilles d’eau, on achete un sachet de bananes séchées et deux sachets de pralines. En tout, 170 baths (4e80) à 3. C’est notre record. Le température est montée, il fait 35 dehors, on est bien au frais dans la voiture. Vers la fin du trajet, les champs de cannes laissent la place à des rizières. Aussi curieux que ça paraisse, quelques champs de tournesol et de maïs font ressembler le paysage à nos campagnes. On arrive finalement à Sukhothai vers 15h. On se pose à l’hôtel que j’avais repéré hier. Des bungalows en bois disséminés dans un joli jardin aménagé avec beaucoup de gout, une piscine pour se rafraîchir. La dame de la réception nous a indiqué les temples à voir ce soir et nous suivons son conseil. La cité antique de Sukhothai date du 13ème siècle. Les temple sont construits souvent en briques noircies par le temps. Le Wat si chum est un temple avec une salle à colonnes devant une grande pièce qui contient un immense Boudha. Le Wat saphan in est un petit temple au sommet d’une colline avec un boudha debout de 15m de haut. Après ça, un tour dans le marché nocturne, un resto et au lit.
Une petite anecdote que j’ai oublié de mentionner hier. Le parc Erawan est très propre. Pour y parvenir, à l’étape 2 des cascades, les gardiens comptent vos bouteilles en plastique, les marquent (bouteilles et bouchons) avec un numéro et vous font payer 20 baths par bouteille. Vous faites la rando avec vos bouteilles (il fait chaud et ça monte !) et au retour, vous montrez vos bouteilles vides et ils vous rendent votre caution. Exemple à suivre ?
Ce matin il fait frais, c’est le moment idéal pour les randonnées, avant la chaleur terrible de l’après-midi. Après un bon petit déjeuner pris sur la terrasse du bungalow flottant, nous partons pour le parc national d’Erawan, faire la randonnée des 7 cascades. 7 niveaux sur 2km. Les guides annoncent une randonnée difficile, finalement, aucune difficulté, rien à voir avec ce qu’on a fait avant hier pour visiter la grotte. On chemine paisiblement d’une cascade à l’autre. Il n’y a pas encore beaucoup de monde. Certains se baignent dans les bassins, moi j’attends le retour pour éviter de monter avec des affaires mouillées ! Chaque cascade est magnifique, les couleurs de l’eau dans les bassins et la rivière, avec le soleil qui s’y reflète sont splendides. On arrive facilement en haut en 1h30 en prenant notre temps pour admirer chacune des cascades. Je me baigne dans la 7ème cascade, puis on redescend. La descente offre de jolis points de vue. On s’arrête pour se baigner dans plusieurs bassins. Il est 13h quand on arrive, la chaleur monte maintenant. A l’arrivée il y a plusieurs restaurants, on en choisit un pour déjeuner puis on rentre au bungalow se reposer. Il fait 37 degrés dehors… L’endroit où nous sommes est charmant avec ses bungalows sur la rivièrekwaii. On peut faire du canoë ou du pédalo. C’est très agréable pour une fin d’après-midi. On regarde le soleil se coucher derrière la colline, les oiseaux s’envoler en banc, rasant le fleuve pour aller nicher au loin dans un arbre. C’est la saint Valentin, samedi soir. Des familles ont loué les bungalows pour le we, des couples mangent des moukatas individuelles sur les terrasses. Il y a de la musique. On a trouvé un restaurant tout à côté où on est les seuls clients, il fait bon , le repas est excellent pour l’équivalent de 4e chacun. On y passe une fin de soirée bien agréable.
L’hotel ne fait pas de petit déjeuner. Il y a un café près du centre commercial d’hier soir. Mais pas de pain, gateau, brioches ! Ce sera un thé avec des crackers à l’ananas et un cookie à la banane ! Puis on part visiter le très vieux temple de Ratchaburi (10ème siècle) et 6km plus loin le Hin Khao Ngu Park. C’est un étang entre des monts rocheux aménagé avec un joli pont. Entre la saint valentin de demain et le nouvel an chinois dans une semaine, le parc est décoré de boules en papier chinoises et de guirlandes de lumières. Il y a des singes partout qui s’approchent des touristes pour attraper de quoi manger ! Ils ne sont pas très sauvages, juste ce qu’il faut. De là, on reprend la route pour aller voir le pont de la rivière Kwaii. Les cocoteraies sont maintenant remplacées par des champs de canne, on double des voitures chargées et surchargées de cannes coupées. La végétation est plus sèche. Certains endroits ressemblent même au midi de la france. On arrive au pont vers midi. Il fait très très chaud. On envisage de visiter le musée pendant les heures chaudes. Mais plus de musée. Il est abandonné et à vendre… alors on traverse le pont, on prend des photos et on repart. On passe devant le cimetière de tous ces hommes tués à la tâche par les Japonnais pendant la guerre. C’est terrible d’y penser. Puis on monte 80km plus haut pour voir l’endroit qui avait été le plus difficile lors de la construction de la voie de chemin de fer. On visite le musée, cela fait froid dans le dos cette cruauté de l’homme envers l’homme… on ne peut pas aller faire la randonnée dans le site à cause des brulis. Les thaï brulent les champs pour les fertiliser. Il y a du feu et de la fumée. Pas de rando. On déjeune sur place puis on repart vers le parc national de Erawan. Maintenant voici des champs de fraisiers, des fraises en vente sur le bord de la route. Qui le croirait. La route serpente maintenant entre les collines. On longe la rivière Kwaii jusqu’à un barrage et son lac de retenu. On trouve un hôtel flottant au bord du lac et on s’y pose pour 2 jours. Les chambres en bois, les repas servis sur la terrasse, la musique douce. Tout est bon pour la détente.
La journée démarre par un bon petit déjeuner face à la mer et son levé de soleil. Puis cap est mis sur le wat oa noi, joli temple avec un petit étang en bord de mer. Des barques de pêcheurs multicolores parfaitent le décors. Mais ce que nous sommes venus visiter, c’est la grotte à laquelle on accède en grimpant la colline par des marches et où se trouvent 2 immenses bouddha couchés dorés. C’est très beau. De là on repart vers le phraya nakon cave à quelques kilomètres. C’est un petit temple ou autel érigé par un ancien roi au fond d’une grotte ouverte, verdoyante et où le soleil illumine le temple. Il est très célèbre en Thaïlande. Mais il faut le vouloir. L’accès se fait en passant par dessus une première colline , on arrive alors sur une plage que l’on traverse pour attaquer la montée d’une deuxième colline et redescendre dans la grotte. Ils préviennent en bas de tester sa condition physique, et à chaque pallier un agent de sécurité avec son matériel médical (….) surveille ou somnole ! On n’était pas prévenus, on avait très peu d’eau et heureusement une bonne condition physique. Il se mérite, mais quelle beauté. Un lieu magique. Au retour, remonte, descend, monte, descend ! On achète une bouteille d’eau sur la plage et des fruits à l’arrivée. On pensait rester 1h, on a mis 2h ! On repart vers le nord en longeant la mer. La végétation a changé, plus de plantations, maintenant des marais et des bassins d’élevage de crevettes longent la route. De temps en temps, un temple adossé aux montagnes qui surgissent ça et là, un boudha immense dressé, assis ou couché qui émerge au loin. La mer à droite. On roule jusqu’à Hua Hin, grande ville de bord de mer, où il faut reprendre la route principale embouteillée. Heureusement on trouve une parallèle plus calme pour sortir au plus vite de la ville. Là on débouche sur le Siam Venezia, un parc qui reproduit Venise en mignature. Il n’y a personne, les boutiques sont vides, on se croirait dans un monde déserté ! On trouve quand même un petit restaurant ouvert où on mange des petites pizzas surgelées et mal cuites, ignobles ! Le temps est très brumeux maintenant, chaud et lourd. Le soleil revient mais la brume lourde persiste. On repart pour la ville de Petchaburi. On quitte définitivement le bord de mer pour entrer dans les terres. À Petchaburi on aperçoit le parc du chateau royal en haut de la colline. Il est trop tard pour le visiter alors on repart par la route principale et sa grosse circulation pour Ratchaburi où on va passer la soirée et la nuit, on a fait 260km.
Levés 6h15 pour partir à 7h30 prendre le Bateau pour le continent. On va récupérer les tickets pendant que mon frère embarque la voiture. Le bateau part à 8h pour 1h15 de traversée. Il fait beau, on discute avec un jeune Français qui voyage entre 2 missions. Le temps passe plus vite. La côte commence à sortir de la brume et se rapproche, on aperçoit des ilets monticules comme on en voit beaucoup ici. La Dent de requin, monticule au loin, signale le port. On débarque et nous voilà partis pour un périple de 19 jours et 3000 km !
Départ par la route principale. 2x 2 voies. On roule assez vite. Il y a un peu de circulation, surtout des camions qui ne respectent pas les voies et roulent lentement sur la voie rapide obligeant les voitures à zig zaguer entre les voies. On fait un 1er arrêt dans une station service où on peut acheter un encas et se dégourdir les jambes. Tout le long de la route des stands de durian (c’est la pleine saison, il y a des camions remplis de durians sur la route), des stands de bouffe, des petits magasins, des maisons. Ça rappelle un peu la nationale 7 avant l’autoroute ! On contourne la grande ville de Surat Thani, capitale de la province qui englobe Samui. Il y a des kilomètres de grands magasins comme on peut en trouver dans nos périphéries de ville, avec en plus d’immenses panneaux publicitaires.
Puis on roule jusqu’à la ville de Chumphon à 220 km. Là on prend vers le bord de mer et on s’arrête déjeuner dans un restaurant de plage local. On y passe un grand moment tranquille face à la mer. La plage est immense, quasiment personne. Là, une petite route longe le bord de mer, puis rattrape une route plus large et bien plus tranquille que la route principale. On longe des plantations de cocotiers et d’hévéas pendant des centaines de km…
On refait un arrêt sur une très longue plage, sans personne mais jonchée de détritus rejetés par la mer…… quelle tristesse de voir ça.
Dernier arrêt pour monter voir un temple au sommet d’une colline, qui domine la mer et un petit port de pêche. On reprend alors la route principale pour finir le trajet et arriver à Prachua Khiri Khan. On a fait 460km.
Là, on trouve un hotel en bord de mer pour passer la nuit et un restaurant pour diner. Les serveuses sont très sympas, très amusantes, mais ici ils parlent peu l’anglais alors il faut utiliser le traducteur, les gestes, les mimes ! Et on arrive toujours à manger !