Encore une belle journée de soleil. 18 ° en plein milieu de l’après-midi. L’occasion rêvée pour une belle randonnée dans la campagne avec ma soeur et mon beau-frère. Des prés, des champs labourés, des arbres. Rien d’extraordinaire. Juste la nature qui se prépare au printemps sous un ciel bleu moutonné de quelques nuages.

Ce soir, commande de bois de chauffage avec mes voisins. Nous n’en profiterons pas pendant ces vacances. Le bois ne sera livré que début mars.
Le temps passe très vite ici. Pas le temps de s’ennuyer. Aujourd’hui, j’ai aussi fait ma lessive que j’ai étendue dehors. Un luxe pour une parisienne.

La voix de Lilie:

Une jjournée très chargée aujourd’hui. Debout avant 8h au clairon de petite fille qui appelle depuis son lit. Roen à redire, elle a bien dormi. Moi un peu moins, je suis toujours sur le qui vive quand les petits enfants dorment à la maison. Avec mes enfants j’étais plus sereine. Avec les petits enfants, je m’inquiète plus. Je sais que je dormirai mieux ce soir. Biberon, bain, promenade, repas, sieste. Pendant la sieste mon cours wordpress. Et après la sieste, les enfants viennent pour le goûter.

J’ai préparé des gauffres, mon fils a apporté des gâteaux. Nous passons tous un bon moment. Les petits s’amusent, les grands mangent. Déjà il est 18h, tout le monde doit repartir.

Après leur départ, j’appelle une Graine pendant un long moment. Elle me manque. Pendant plusieurs années nous avons cohabité dans le même bureau. Tous les matins, nous arrivions et nous allions prendre un café avant de commencer à travailler. Jamais nous n’avons épuisé nos sujets de conversations ! Quelquefois nous retrouvions d’autres Graines, ou d’autres collègues dans ce moment café. Notre journée se déroulait studieusement. Ce temps me manque. Elle me manque. Elles me manquent. Cet isolement après toutes ces années passées à se voir les unes les autres chaque jour me pèse sur le moral. Finalement il n’y a pas que le covid. La retraite c’est aussi ça. Elles sont toutes parties, une par une. Au début il y en avait plus dedans que dehors. Et puis insidieusement sur 2, 3 ans, je me suis retrouvée seule. Seule comme les retraitées, sans la liberté de la retraite. Bien sûr j’ai d’autres collègues très sympathiques, mais plus de graines…

Toutes les graines sauf une et moi sont parties se ressourcer à la campagne. Je voyage par les photos qu’elles envoient. Profitez bien, je garde la maison !