Notre journée d’aujourd’hui se concentre sur la mines d’Almadén. Nous avons rendez-vous à 10 h 30 pour la visite. Comme nous arrivons un peu en avance, nous commençons à faire un tour au Musée.

Cela fait 2000 ans qu’il y a des mines a Amaldén, depuis l’epoque romaine. On y extrait du sinabre. Et à partir du sinabre, on peut extraire du mercure.

C’est ce que l’on faisait depuis la periode arabe. Le site est inscrit au patrimoine de l’UNESCO. Almadén assurait le tiers de la production mondiale de mercure et employait plus de 1000 personnes.

Au debut des années 2000, suite à la mise en cause du mercure dans la catastrophe de Minimata au Japon, provoquée par la contamination de l’eau et des aliments par les rejets de mercure dans l’eau d’une usine chimique, une convention internationale a decrété la toxicité du mercure, a demandé la limitation de l’utilisation du mercure et l’arrêt de la production du mercure au japon et en Europe.

Fin 2001, l’usine d’Amaldén arrête l’extraction du mercure et fin 2003 ferme l’usine.

La visite de la mine nous emmène 50 m sous terre dans les boyaux de la mine. C’est le niveau -1. Nous sommes casqués et nous avons une lumière pour 2. La guide parle en espagnol bien sûr et je ne comprends pas tout, loin de là, mais c’est impressionnant. Avant de fermer, l’usine extrayait à partir de 700 m sous terre, soit 22 niveaux. La visite dure 2 h. Et nous n’avons pas exploré à fond le musée!

Après le déjeuner qui dure – le serveur n’avait pas compris que nous avions commandé à manger – mon espagnol n’est pas encore au top! nous partons à proximité d’une autre mine un peu plus loin où mon mari veut chercher des minéraux. C’est ainsi que nous occupons la 2ème partie de l’après-midi. Et nous trouvons quelques petits échantillons.

C’est triste une usine qui ferme car c’est une ville qui meurt. Et c’est pourtant vrai que le mercure tue.

De retour à Almadén, nous fonçons pour aller voir l’hôpital des mineurs, encore ouvert, la place des toros, fermée, la façade de l’église de la mine, les restes du château maure.

Pour nous récompenser de cette journée encore bien chargée, nous allons boire un verre de vin accompagné de tapas au bar du coin.

Perchées sur les églises, les cigognes surveillent leurs petits.