Le Gps m’indique 12 h 24 et 1087 km pour rentrer chez nous. C’est beaucoup. Encore une photo à la sortie. La porte Carlos du Cerco des Buitrones, la route de l’Azogue…autre nom du mercure…ça y est, on est partis direction Madrid
9h 30, nous faisons un 1er arrêt pour laver la voiture – le capot et le pare-brise sont plein des crottes d’oiseaux. La route nous propose un paysage vallonné avec des champs de ceréales parsemés de chênes verts. Nous arrivons sur une plaine avec des pâturages et des moutons. Nous traversons des vignobles. Nous sommes dans la région de Castille & Manche.
Nous faisons notre 1ère pause, pause café à 120 km de Madrid, le pays du Manchego, fromage de brebis. Nous sommes tentés par l’achat d’un fromage, mais il fait 1,8 kg. C’est trop.
A la sortie du bar, nous essuyons un orage de grêle. La voiture est protégée. Elle est sous un carport. La journée promet d’être riche!Nous traversons des zones montagneuses, puis des vallées d’entre deux. Nous sommes sur une autoroute, gratuite. La route est facile et comme le paysage change tout le temps et est plutôt plaisant, on ne s’ennuie pas.
A Zaragosse, 400 km plus tard, c’est un violent orage qui me surprend. La visibilité est nulle. Il tombe des trombes d’eau et comme nous sommes dans une zone peri-urbaine, il n’y a pas moyen de s’arrêter. Quand je réussis à me poser, j’en tremble encore.
A partir le là, nous enchaînons la pluie, la montagne et des petites routes, une route coupée, sans doute à cause de l’orage. La route devient beaucoup moins agréable.
A Veihla, à quelques kilomètres de la France, nous prenons le temps de faire un vrai repas. Nous en en avons besoin. Le sandwich rapidement avalé ce midi est bien loin. Le soleil me fait un clin d’oeil avant de se coucher. La pluie a enfin cessé. Dans quelques heures, nous serons rentrés.
Notre journée d’aujourd’hui se concentre sur la mines d’Almadén. Nous avons rendez-vous à 10 h 30 pour la visite. Comme nous arrivons un peu en avance, nous commençons à faire un tour au Musée.
Cela fait 2000 ans qu’il y a des mines a Amaldén, depuis l’epoque romaine. On y extrait du sinabre. Et à partir du sinabre, on peut extraire du mercure.
C’est ce que l’on faisait depuis la periode arabe. Le site est inscrit au patrimoine de l’UNESCO. Almadén assurait le tiers de la production mondiale de mercure et employait plus de 1000 personnes.
Au debut des années 2000, suite à la mise en cause du mercure dans la catastrophe de Minimata au Japon, provoquée par la contamination de l’eau et des aliments par les rejets de mercure dans l’eau d’une usine chimique, une convention internationale a decrété la toxicité du mercure, a demandé la limitation de l’utilisation du mercure et l’arrêt de la production du mercure au japon et en Europe.
Fin 2001, l’usine d’Amaldén arrête l’extraction du mercure et fin 2003 ferme l’usine.
La visite de la mine nous emmène 50 m sous terre dans les boyaux de la mine. C’est le niveau -1. Nous sommes casqués et nous avons une lumière pour 2. La guide parle en espagnol bien sûr et je ne comprends pas tout, loin de là, mais c’est impressionnant. Avant de fermer, l’usine extrayait à partir de 700 m sous terre, soit 22 niveaux. La visite dure 2 h. Et nous n’avons pas exploré à fond le musée!
Après le déjeuner qui dure – le serveur n’avait pas compris que nous avions commandé à manger – mon espagnol n’est pas encore au top! nous partons à proximité d’une autre mine un peu plus loin où mon mari veut chercher des minéraux. C’est ainsi que nous occupons la 2ème partie de l’après-midi. Et nous trouvons quelques petits échantillons.
C’est triste une usine qui ferme car c’est une ville qui meurt. Et c’est pourtant vrai que le mercure tue.
De retour à Almadén, nous fonçons pour aller voir l’hôpital des mineurs, encore ouvert, la place des toros, fermée, la façade de l’église de la mine, les restes du château maure.
Pour nous récompenser de cette journée encore bien chargée, nous allons boire un verre de vin accompagné de tapas au bar du coin.
Perchées sur les églises, les cigognes surveillent leurs petits.
Oui, aujourd’hui est un autre jour. J’ai dormi plus de 11 h la nuit dernière. Nous prenons le petit déjeuner à 10 h, ce qui ne pose aucun problème en Espagne.
Et nous voici en route pour Antequera qui est tout de même à près de 30 km. Nous commençons par la visite des dolmens de El Romeral et de Viera. Le dernier, Menga est en restauration. Nous ne le verrons pas. Romeral est un tholos, l’equivalent d’un dolmen mais avec des chambres ciculaires et des voûtes. Les dolmens d’Antequera sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Ils ont été construits entre 6000 et 2000 avant JC. Ca date un peu! Ce sont les plus grands d’Europe. Ils sont imposants. On peut se tenir debout à l’intérieur et les corridors d’entrée sont très longs (25 m pour l’un d’entre eux). Un des dolmens a son ouverture orientée vers la montagne qui a la forme d’un visage humain. La montagne en question est aussi appelée la peña de los enamorados – le rocher des amoureux.
Visiter Antequera en quelques heures tient du challenge, challenge que nous n’allons pas relever. Une fois garés, nous nous promenons dans les rues, rentrons dans une cour où il y a une immense paella préparée pour la fête de la Cruz de Mayo de la « Cofradia de los Dolores Antequera ». Nous allons voir « l’Ephébe d’Antequera » statue de bronze qui date du 1er siècle au musée de la ville. L’entrée au musée de la ville comme la visite des dolmens est gratuite.
Nous grimpons jusqu’à la porte de l’Alcazaba qui date du 8ème siècle. La vue sur la ville vaut la peine. Nous ne rentrons pas dans l’Alcazaba qui est payante, bien que peu chère pour les plus de 65 ans… Nous avons à notre actif déjà 2 visites d’Alcazabas…Antequera est la ville en Espagne où il y a le plus d’édifices religieux par habitant. C’est dire qu’il y a de quoi faire.
Place du Carmen, une très belle statue avec 3 personnages – un homme, une femme et un enfant évoque la communauté arabe – la Medina – qui vivait à Antequera jusqu’à 1410. Après un siège de 6 mois par le roi catholique, un assaut a été mené et la ville prise très facilement. Avant de mener l’assaut, le roi catholique aurait dit « Que nos salga el sol en Antequera » ( Que le soleil nous stimule à Antequera). Cette citation est toujours utilisée en Espagne pour se stimuler. La communauté expulsée s’est réfugiée à Grenade où elle est â l’origine d’un quartier nasride.
Après une pause, nous remontons vers la petite Plaza de Portichuello avec la belle façade de sa chapelle et une autre vue sur l’Alcazaba.
Nous quittons Antequera vers 17 h 30 pour rejoindre Almadén. Pour rejoindre Almadén, il nous faut envron 3h de route et traverser plusieurs zones montagneuses. Nous passons à droite de Cordoue que nous reconnaissons bien maintenant que nous y sommes arrivés à pied.
Amaldén est une ville minière que nous découvrirons demain.
Aujourd’hui, c’est le 1er mai. Pour autant, ce n’est pas la joie. J’ai mangé une coquille St Jacques hier soir, je n’aurais pas dû.
Nous réussissons tout de même à lever le camp, à faire un tour quasiment complet de Gibraltar. Nous voyons la plage, sans doute artificielle.
Nous n’avons pas pu voir le château maure. C’est très compliqué de circuler dans Gibraltar.
Les rues sont presque toutes à sens unique. Elles sont étroites, montent, descendent, tournent. Mon conjoint jette l’éponge. Tant pis pour le château ue nous entre-apercevons. Nous avons vu beaucoup de châteaux maures, mais celui-là non. Nous n’aurions sans doute pas pu le visiter car il est dans la réserve. Et notre billet n’est plus valable.
Nous quittons Gibraltar pour une destination obscure au dessus de Malaga, en dessous d’Antequera. Il fait entre 20 et 22 °, pas la grande chaleur, mais un temps tout à fait honorable.
Le petit hôtel de campagne nous fait un accueil sympathique. Je n’ai qu’une envie, aller faire la sieste. Nous commandons pourtant à déjeuner. Ce sera patates à l’eau et poulet braisé pour moi. Il y a beaucoup de monde dans le restaurant. Les gens arrivent encore et pourtant il est 14 h passés. De grandes tablées réunissent des locaux qui passent du temps ensemble. C’est bruyant, mais sympathique. C’est le 1er mai, les gens en profitent pour se retrouver. Ce n’est pas un restaurant à touristes. Notre chambre a vue sur la montagne. Le chemin Mozarabe qui remonte de Malaga passe pas très loin d’ici.
Il est 19 h quand j’émerge de ma sieste. Nous sortons prendre l’air, et prendre un thé pour moi au bar d’à côté qui fait aussi hôtel et restaurant.
Le bar est presque en dessus de l’autoroute qui ici comme souvent en Espagne a de grandes pattes.
Nous poussons jusqu’à l’olivier millénaire cité dans Maps .
Un yaourt, une banane et 2 biscuits, pris à la terrasse du restaurant fermé ce soir, ça suffira largement pour mon repas du soir.
Nous nous réveillons à Gibraltar. C’est normal parce que nous y avons dormi. Une nuit un peu courte à mon goût, nous nous sommes couchés fort tard.Ce matin, c’est un programme de visite qui nous attend. Nous allons visiter la réserve sur le rocher. C’est là où nous aurons une belle vue sur la ville, où nous verrons les singes. Mon mari réserve sur internet. Cela paraît plus sûr. Nous sommes en Angleterre ici. Les prises sont anglaises. Je galère un peu pour le charger. Je ne trouve pas d’adaptateur. Baskets, sacs banane, sacs à dos, nous partons à l’assaut du rocher de Gibraltar. Nous devons y aller à pied. La cable car est arrête pour 2 ans piur restauration. Nous grimpons par les rues, par des escaliers. Ca casse un peu les jambes. Nous arrivons à une porte d’entrée: Devil’s gap gate. Les vues sur la ville sont impressionnantes. On voit le port de plaisance, le port commercial, Algesira….il y a eu 13 sièges de Gibraltar. En fait, le rocher est une place forte. C’est un territoire anglais depuis 1704. La bataille de Trafalgar, c’était après. Les anglais ont gagné. Ils ont gardé leur rocher….Il y a des canons, des murailles et des portes partout et surtout des panneaux à tous les coins de rue. Là en 1954, la reine est venue et a regardé la vue…Nous avançons dans la réserve et nous croisons les singes de plus en plus nombreux. Je me fais voler mon paquet de gåteaux qui était dans la poche latérale de mon sac à dos.Sur le skywalk, le rocher sous nos pieds, le videc est impressionnant. A priori, il y a un côté du rocher qui est habité et l’autre non car le rocher face nord présente un mur vertical qui s’enfonce dans la mer. Il y a un tunnel qui permet de traverser…Nous voyons également le pont suspendu…attraction touristique.Nous visitons des grottes.Nous prenons une pause et nous mangeons un fish& chips. Nous redescendons sur le sud du rocher en passant par les pilliers d’Hercule – mythologie à réviser. Sortis du parc, nous allons le tour du rocher par le nord et nous nous dirigeons vers le phare. A côté du phare, trône une magnfique mosquée payée par l’Arabie Saoudite. Il y a une petite plage sur ce côté ci de Gibraltar. Ce n’est pas facile d’y accéder. Se tremper les pieds ou se baigner? Pour moi, ni l’un ni l’autre. Mon conjoint se trempe les pieds. Les baigneurs sont peu nombreux. Nous avons beaucoup marché aujourd’hui. Il est temps de rentrer après avoir fait le plein de provisions. Demain, c’est le 1er mai.
Nous voici de retour à Almería. Le train qui nous a ramené de Cordoue s’est arrêté a Huerca, a 6 km d’Almería. Un bus nous a amené à la gare d’Almería.
Un peu plus d’un km à pied et nous sommes à l’hôtel. Il est minuit passé.Les taxis attendaient à la sortie du bus. Les rues sont tranquilles. Un ou deux restaurants sont encore ouverts.
J’avais averti l’hôtel de notre arrivée tardive. La réception est ouverte 24 h/ 24.
Nous recupérons nos sacs que nous avions laissé à l’hôtel. Le chemin est vraiment fini. Nous allons redevenir des gens ordinaires.
La nuit est courte, mais bonne.
Après le petit déjeuner à l’hotel, nous réorganisons nos sacs et nous les amenons à la voiture qui nous attend sagement au parking d’à côté.
Ce matin,c’est shopping et visite de l’Alcazaba.
Pour l’huile d’olive, nous n’aurons pas le choix. Ce sera de l’huile d’olive d’Almería et pas d’ailleurs.
La visite de l’Alcazaba est gratuite. C’est immense et très intéressant. Le temps est couvert, mais il y a tout de même beaucoup de luminosité.
Pendant notre visite, nous avons même quelques gouttes de pluie.
Nous avons de l’Alcazaba une vue sur la ville, sur le désert de Tabernas, sur la mer.
Nous mangeons un couscous marocain avec un thé à la menthe dans une rue adjacente. C’est très bon. Nous partons d’Almería à 14 h. C’est un peu tard. Nous devons être à Gibraltar ce soir.
D’Almería à Motril, la côte est enlaidie par les serres en plastique qui sont partout, dans les villages, sur le flanc des collines. On ne voit ni la mer ni les montagnes, juste le blanc sale du plastique. Il y a des viaducs et des tunnels partout. La côte est très accidentée.
A Motril, nous prenons la nationale pour aller voir la mer.
Nous descendons sur la mer à Herradura. C’est joli. Il fait un peu frais aujourd’hui et le temps est couvert. Nous nous trempons les pieds. Ca fait du bien. C’est une plage de petits galets.
Et nous remontons sur l’autoroute.
A partir des environs de Malaga, c’est l’horreur. Nous sommes en zone urbaine en continu. Nous circulons en accordéon. La densité de population est très importante. Et de temps à autre, un golf à notre droite. Je suis bien contente de repasser le volant à mon conjoint.
A notre doite, depuis Almería, il y a toujours une zone montagneuse.
Gibraltar où nous allons n’est jamais indiqué sur les panneaux routiers. Au dernier moment, tout de même, la direction de Gibraltar est indiquée. Gibraltar est un territoire anglais. Il y a un passage de frontière avec présentation du passeport.
L’entrée dans l’appartement que nous avons loué est un peu compliquée. Sur ce coup là, comme les messages étaient en anglais, j’ai un peu zappé. Mais nous voici dans les lieux. Nous avons vue sur le port. Mais pendant qu’on montait les bagages, le soleil s’est couché, c’est ballot!
Par plusieurs volées d’escaliers, nous montons boire une bière puis redescendons manger les provisions achetées le matin.
Pan con tomate au petit déjeuner avec café américain. Aujourdhui, c’est direction le sud de l’Espagne.
Le paysage est agréable. Des vergers d’agrumes. Une large vallée bordée de montagnes. Montées descentes, le relief est toujours accidenté, mais la route est belle. Il y a de la circulation, mais pas dans notre sens, heureusement. Nous traversons des régions plus désertiques, encadrées de pics rocheux. Nous dépassons des vignobles également, puis des zones de maraîchage. Plastique et serres font partie du décor.
Comme il n’y a pas d’aire de repos, nous sommes obligés de sortir de l’autoroute pour faire la pause un peu au dessus de Murcia. La pause est nécessaire et bienvenue, car il commence à faire chaud et je suis fatiguée de conduire.
Une fois restaurés, reposés et repartis, nous nous arrêtons à nouveau pour aller voir la mer à Vera. Vera est une station balnéaire sans doute assez chic. Sur la plage, plusieurs « chiringuitos » des bars de plage. La plupart sont fermés. Le seul qui est ouvert est blindé .Sur la plage, il y a quelques baigneurs et des gens qui prennent le soleil. Ce doit être assez agréable de passer ici une semaine de vacances.
Après la plage, direction Mójacar, un village blanc d’Andalousie. Petite balade agréable dans les ruelles.
Retour sur notre itinéraire après un ultime détour pour aller chercher des minéraux à côté de Los Gallardos.Dans tous ces lieux, il y a des villas magnifiques. Ça fait rêver.
Enfin, direction Tabernas, où nous allons dormir et rester 2 jours. Tabernas est un lieu de tournage de nombreux westerns dans les années 1960 et jusque dans les années 1980. Nous logeons dans une casa rural « la casa del desierto ». Les « casa rural » en espagne, sortes de gîtes ruraux, sont souvent de beaux endroits présents dans les zones rurales. Le Monsieur qui nous accueille est charmant. Il nous renseigne sur l’endroit, nous conseille un restaurant pour le soir, nous parle du site et en plus il parle français. La chambre est parfaite.
Nous faisons le tour de la ville en partant dîner. Au dessus de la petite ville, le château, en cours de restauration. Devant le bâtiment de la guardia civil, Clint Eastwood…
Un lever de bonne heure pour une séance de respiration, des articles signées de Lilie en provenance de Minorque qui parlent du soleil et de la mer, une acceptation dans le groupe du square qui fait la gym tous les matins, un coup de fil à une copine avec une promesse de rendez-vous, la semaine commence sous les meilleurs auspices…
La séance de respiration, je l’ai faite toute seule, car les organisateurs n’ont pas été en mesure de démarrer zoom ce matin. mais je me suis levée, et je l’ai faite.
Hier nous avions les enfants et les petits enfants. Nous fêtions l’anniversaire des filles. En milieu d’après-midi, je me suis écroulée, épuisée. Je me suis m’allongée tandis que les enfants s’éparpillaient. Mon portable ne voulait plus se charger. Je me suis sentie tout d’un coup coupée du monde. Comment vivre sans portable? Profitant du calme revenu et de ma maison vide, avec l’aide un tuto, j’ai démonté mon portable, j’ai appuyé sur la batterie que je n’arrivais pas à enlever. Miracle, mon portable a accepté à nouveau de se charger, il devait y avoir un faux contact. La coque du portable était collée, je l’ai décollé, pas sûr que ce soit top pour le portable, tant pis. Pour autant, pas question de rejoindre les petits au square, sans doute au spectacle de cirque, je suis allée faire un tour de vélo. J’avais passé la journée enfermée, j’avais besoin de m’aérer un peu.