La voix de Graine

Nouveau lundi de pandémie. La pluie à nouveau. Une pluie qui va durer jusqu’à Noël. Puis le froid et la neige sont annoncés. S’occuper du temps qu’il fait pour échapper à la pandémie. Aujourd’hui, c’était une journée à tourner en rond. Deux sujets principaux: L’envoi d’un colis festif pour la copine de la Réunion: Café, chocolat, miniatures de parfum et la réflexion autour du menu de Noël.
Ce midi, consensus autour d’un gratin de chou-fleurs et de litchis. Un délice, ces litchis. Ma fille est venue manger. Ensuite elle est partie avec sa fille, en vélo, à la recherche de balançoires au bois de Vincennes.
Le colis pour la Réunion est parti ce soir juste avant la fermeture du bureau de poste. Un autre colis va suivre, ou pas, avec le foie gras. Le site sur lequel je voulais le commander a été dévalisé ce week-end.
Cette période de fête est toujours délicate pour moi. Faire les courses, préparer, essayer de faire plaisir à tous, mettre les petits plats dans les grands. Je pense aux fêtes d’antan, à ceux qui ne sont plus là pour partager ces moments festifs. D’autres, nos tout-petits sont arrivés, occupent la place. La vie, la roue qui tourne en quelque sorte. Cette année en plus, le coeur n’y est pas. La pandémie amène son surplus de stress et de contraintes.

La voix de Lilie:

L’hiver est là. Le jour le plus court de l’année. Enfin, les jours vont rallonger. C’est comme plonger au fond d’une mer sombre et profonde et enfin sentir que l’on donne un coup de pied au fond pour remonter. Bien sûr il ne fera pas plus beau demain, mais nous aurons une petite minute de plus. Nous allons vers le printemps. Je parle souvent des saisons avec mon petit fils. Samedi je lui disais que l’on quitte la saison des marrons et des feuilles qui tombent, les arbres sont maintenant tout nus, pour rentrer dans la saison du frois, des bonnets et des écharpes et de la neige. J’espère que l’on pourra faire un bonhomme de neige dans le jardin.

Aujourd’hui il a beaucoup plu, des trombes d’eau par moment. Une journée télé comme je les déteste. Mais je me surprends à ne plus savoir quoi faire d’autre de mes heures. Télé, téléphone. La solution de facilité, anesthésie du cerveau.

Heureusement qu’en fin d’après-midi j’ai pris le temps de laver, repasser et surtout de planifier un circuit pour s’échapper une semaine de la maison. J’ai besoin de changer d’air. Et pourquoi pas tenter de voir le soleil. Trouver un point de chute dans cette période n’est pas simple. Pas de restaurant, pas d’activité, peu d’hôtels. On a changé nos plans, mais on y est arrivé. On part demain.