La voix de Graine

Dernier dimanche avant un 3ème confinement?
Certains pensent qu’il est urgent de reconfiner, d’autres pensent qu’il faut responsabiliser les français et continuer à vivre le plus normalement possible. L’épée de Damoclès au dessus de notre tête, c’est la progression du variant anglais. Rester prudent, attendre la décision de nos politiques. Quand l’histoire, trente ou quarante ans plus tard, nous restitue le présent d’hier, il y a de quoi avoir peur. Le téléfilm d’hier soir, dont l’intrigue se basait sur les enfants déportés de la Réunion entre 1963 et 1982 à l’initiative du 1er ministre Michel Debré, en donne un exemple. L’idée était géniale: il fallait lutter contre l’exode rural en métropole. Nos politiques ne sont pas des philanthropes. Il ne l’ont jamais été, ils ne le seront jamais. Comment faire confiance en leurs décisions. Nous ne savons pas ce qui les motive. Mais quel choix avons-nous?
Ce matin, j’ai repris mon jogging dominical. Dur. Cela faisait plus d’un mois que je n’avais pas couru.
Déjeuner en tête à tête avec mon mari. Deux demi queues de langouste, reste du réveillon de Noël. De la mayonnaise. Une boutelle de vin blanc. C’est dimanche tout de même. Dehors, la neige tombe à gros flocons. Mais ça ne tient pas.
Cet après-midi, nous avons visité notre 1ère maison de l’année. A proximité de Paris. De l’extérieur, une maison assez jolie. L’intérieur est propre et bien entretenu, mais…ça ne fait pas rêver. Nous ne sommes pas au bout de nos peines et de nos surprises. Nous ne sommes pas prêts de déménager.

La voix de Lilie:

Fin du week-end. L’ambiance est morose. La lassitude se fait sentir. Moi aussi, je suis allée courir après plus d’un mois d’arrêt. La température est très froide, la course réchauffe peu à peu le corps. Je rentre plus détendue qu’en partant. Dose d’endorphine certainement. Ce midi nous sommes allé déjeuner chez un ami. L’impression d’être un peu au restaurant, le repas est fait par quelqu’un d’autre, on mange ailleurs que chez nous. La neige est tombée cet après-midi, clin d’oeil de l’hiver, avant de fondre 2h plus tard. Au retour, je prépare le repas pour demain et je passe quelques coups de fils pour me sentir reliée…

Le film d’hier au sujet des enfants déportés de la réunion, conduit à se poser des questions sur notre humanité individuelle. Au delà des politiques qui imaginent et mettent en œuvre ce sordide scénario, il y a les hommes et les femmes qui ont accepté de les « recevoir » et les ont souvent maltraités. Comment peut on faire du mal à des enfants déracinés ? Et son corollaire, a-t-on vraiment changé ? Que ce passerait il aujourd’hui si l’on faisait venir des personnes de pays pauvres, adultes ou enfants et que l’on permette d’en faire nos esclaves. Qui accepterait ? Imaginons que l’on enferme les personnes positives au covid, qui dénoncerait ? L’instinct de survie conduit à beaucoup de bassesses…