La voix de Graine

Le mercredi, c’est le jour des petits…
J’ai passé la journée à m’occuper de ma petite fille. Le matin, c’est la préparation du gratin de chou-fleur pour le repas de midi, puis dès 11 h, je me dirige vers l’école qui est à 20 mn à pieds. En revenant, nous nous arrêtons pour prendre le pain. Le retour est long. Elle a des petites jambes.
Après le repas, le square. Un nouveau square, plus loin – 15 mn à pieds. Un grand dragon de cordes tenues par une armature métallique rouge. En final, un toboggan souple et large. Pour rentrer, je mets un peu de rallonge à l’heure de sortie…Nous faisons la pause au square d’à côté.
L’activité centrale du jour, c’est la décoration de la maison. Le sapin n’est pas encore là. Pas de souci, nous avons de quoi faire en attendant le sapin: redécouvir les boules et les guirlandes, fabriquer un sapin avec des morceaux de bois…Quand elle est contente, ma petite fille sautille. Aujourd’hui, elle a passé la journée à sautiller, pas pressée du tout que sa maman vienne la chercher! Et pour bien finir, l’apéro. La journée est passée vite. Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer!
J’ai appelé mon fils, pour savoir, pour ce week-end. Bonne nouvelle: nous aurons le petit toute la journée de samedi et nous aurons la famille complète dimanche. Un retour à la normalité. Enfin, presque.

La voix de Lilie:

Ici aussi jour de petite fille. Elle aura 10 mois dans 2 jours. Elle se met debout et se lache quand elle a un jouet dans les mains, ou bien elle trottine en me tenant une main. Elle est tellement mignonne, elle fait fondre mon coeur. Aujourd’hui le voisin a fait venir un marteau piqueur pour défoncer sa terrasse…. Peu de sieste pour la petite, trop de bruit. Heureusement le temps a été de notre côté et nous avons fait une grande balade en poussette. On croise nos voisins avec leurs petits enfants. Nos voisins de foot, d’école, sont passés comme nous à l’étape grand parents du mercredi !

Lorsque j’ai eu mon diplôme, mon père m’a fait un chèque pour m’offrir ce que je voulais. J’ai choisi un fauteuil à bascule. Je l’ai acheté en arrivant à Paris; rue marcadet. Il m’a suivi partout, depuis mes 20 ans, dans tous mes déménagements, toutes mes vies. Et c’est dans ses bras, en me balançant, que j’écris chaque soir ce journal de confinement.