La fin du confinement, ce n’est pas pour demain…en tout cas, pas pour le 11 mai.
Pas de vacances le 11 mai. Mise en place d’un baromètre régional. Si la région est rouge, pas question de bouger. Et même si la région est verte, impossible de se déplacer au delà de 100 km de son domicile hormis pour des raisons professionnelles.
Je n’ai pas fait la maîtresse aujourd’hui. Je voulais écouter le 1er ministre. A présent, J’écoute des mantras chantés pendant que la petite joue. C’est apaisant. Ce matin, j’ai écouté Carmen sur le site de l’opéra de Paris.
La petite me parle des ses amis imaginaires quand elle avait trois ans. Ils sont partis et ça la rend triste. Je lui ai dit qu’on allait écrire leur histoire, ce qui permettrait de les faire exister à nouveau. Les enfants ont une imagination débordante, pourquoi faut-il que cette capacité de rêver, d’inventer disparaisse avec l’âge au nom de la sacro-sainte réalité?

La voix de Lilie:

Le temps est gris aujourd’hui, avec de grosses averses. On dirait qu’il nous prépare aux annonces qui vont être faites. Sortir. Mais pas trop. Et pas trop loin. Et masqués. Bref, la liberté n’est pas pour demain… Envolées les vacances, oublié le chemin. Ce n’est rien pourtant, tout va bien, personne n’est malade.

C’est une journée grise, difficile. Le travail est terrible en ce moment. On est tous en train de craquer sur les projets. Trop dur. Mal mené. Malmenée. Levons le pied, partons sur la pointe des pieds..