La voix de Graine

La ville a repris son animation. Les rues sont bondées.
Pour nous, pas de magasin aujourd’hui. C’est notre petit fils qui a la vedette. Un bonheur de l’avoir à nouveau à la maison. Il a retrouvé très facilement ses jeux et ses repères, et ses papy, Mamie. J’ai retrouvé ses câlins agressifs. Avec ses 5 dents, il faut se méfier.
A quatre pattes, il est véloce. Il ne faut pas le lâcher des yeux. Il se met debout avec appui, mais il n’est pas prêt à marcher. Il aura 11 mois dans une semaine.
Un beau soleil, mais trop de monde au square, nous n’avons fait que passer.
Ce soir, après avoir ramené notre petit fils chez lui, nous sommes allés chercher deux couscous à emporter.
Revoir les copines, j’en ai grande envie. Il ne faut cependant pas faire d’imprudence. Cette pandémie est loin d’être terminée.

La voix de Lilie:

Enfin le périmètre commence à s’élargir. Enfin pouvoir promener ailleurs que dans la forêt autour. Depuis 29 jours le monde se limitait à : jardin, forêt, supermarché. Aujourd’hui nous avons pris la voiture pour aller faire une randonnée dans un parc que nous ne connaissions pas sur une île de la marne. 3h de sortie. Ça fait du bien. Pour autant, pas encore vu de nouveau visage. Pas de nouvelles discussions pour nourrir la vie, élargir l’univers, ses connaissances. Vivement le retour de la vie sociale. Et ce n’est pas pour demain… Il y a du mieux, c’est déjà ça de pris. La porte est entrouverte, nous sortons la tête. De l’impact sur l’épidémie dépendra la suite.

Les graines commencent à s’agiter. On se manque. On veut se voir. Et déjà, difficile de trouver un créneau dans nos emplois du temps. Travail pour l’une, week-end booké pour l’autre. Autrefois nous nous voyions chaque jour. Puis les graines se sont envolées une par une vers d’autres vies. Ce temps me manque terriblement…. Comment le recréer ?

Pour le reste, une journée bien pleine: courses pour le repas en famille demain, commande de parfum pour ma mère, d’un gaufrier pour nous, préparation de la soupe de la petite et de notre repas du soir. Et voilà, un samedi envolé.