La voix de Graine

Un dimanche de fin d’automne ensoleillé dans un périmètre élargi…
Jogging au bois de Vincennes. Je cours en regardant les arbres, la frondaison des arbres. Des allées de platane. Jaune, c’est la couleur dominante de cette fin d’automne. Ça me change du bitume et des immeubles. Ça fait du bien.
Le repas du dimanche, c’est la reprise des habitudes. Les cousins ont du mal à se retrouver. C’est trop rapide. Il y a tout d’un coup trop de monde pour mon petit bonhomme.
Tâtonnements pour organiser cette fin d’année si curieuse. Tâtonnements pour trouver un créneau entre graines. Nous allons y arriver, parce que nous avons envie de rire et de faire la fête comme tu dis, Lilie. Nous en avons besoin. Quand je cours et que je vois les gens s’écarter sur mon passage – je fais de même – je me dis que nous sommes en train de devenir des handicapés sociaux. Vivement la fin de cette pandémie que nous puissions revenir à une vie sociale normale.
C’est en regardant le « Titanic » que j’écris ce soir. Une belle histoire d’amour pour me changer les idées, pour échapper à la morosité qui me gagne à la vue des actualités.
D’un pays lointain nous viennent des commentaires intéressés de notre écriture à 2 voix. Je les ai mis en indésirables. Peut-être n’aurais-je pas dû?

La voix de Lilie:

Un beau dimanche en famille aujourd’hui. Il fait si froid, si bleu sur nos sommets de plaine que j’ai fait une fondue savoyarde. Et j’avoue sans me vanter que c’était une tuerie ! Nous adorons tous la fondue, faite avec de vrais fromages et un bon vin de Savoie. Tous, à l’exception des petits bien entendu qui ont mangé soupe pour l’un, frittes pour l’autre. Ce qui a permi à certains d’oser tremper des frittes dans la fondue. C’était une journée détente, canapé. Sieste pour les enfants, quelques pertes de connaissance pour les parents puis jeux avec les petits. Du tout doux qui fait chaud au coeur.

Le week-end se termine, espérons arriver à caler une rencontre entre graines. C’est difficile. Le travail nous donnait un rythme identique, des rencontres journalières. Les graines se sont envolées vers d’autres activités, d’autres emplois du temps, individuels cette fois ci. Difficile de trouver un créneau commun dans ce patchwork. C’était facile de se retrouver le soir pour un restau, un spectacle, plus difficile en journée. Ce temps de pandémie nous bouleverse dans nos habitudes, secoue nos routines. Nous force à nous adapter, nous renouveler. Ressortons nos bonnes méthodes de résolution de problèmes !

Peut-être n’aurais-tu pas dû Graine ? Gardons les commentaires agréables ! Notre site veut vivre sa vie sa vie. Veut-on lui laisser le droit de grandir un peu ? Parlons en. Entre graines.