Curieuse journée d’entre deux. La fin des vacances. Beaucoup de monde. Au marché, dans la rue. Comme si nous n’étions pas encore vraiment confinés. Mon fils est rentré chez lui avec sa famille. Une coupe de champagne partagée dans l’appartement refait à neuf. En catimini, les deux cousins se sont vus. Dans la rue. En ramenant mon petit fils. Demain, repas d’anniversaire – à effectif réduit. Avant de rentrer dans le silence.
Reprise des attestations pour se déplacer. Le smartphone a du bon. Vite remplie, l’attestation. Pas de gaspillage de papier.
Je continuerais à aller chercher ma petite fille le mercredi à l’école. Une coupure qui fera du bien.
Vais-je reprendre le jogging citadin bi-hebdomadaire en grignotant quelques mètres au kilomètre? Vais-je reprendre le yoga en ligne? Et les apéro-skype?
Ce qui ressemblait à un jeu lors du 1er confinement ne ressemble plus à rien. Pesant est le seul mot qui me vient à la bouche. Une pensée pour les soignants qui eux sont toujours en première ligne. Avec des conditions de travail qui ne se sont guère améliorées. Et de la gratitude. Merci de prendre soin de nous, même si nous ne vous applaudissons plus. Et vous méritez tous que nous fassions cet effort de confinement pour vous permettre de garder la tête hors de l’eau.

La voix de Lilie:

Heureuse de te lire Graine. Te voilà de retour chez toi et dans ce journal.

Aujourd’hui il fait très beau, le ciel est bleu, le soleil nous envoie quelques rayons pour tenter de réchauffer l’air de cette fin d’octobre. Il se fait rattraper l’après-midi par la grisaille de l’automne. Le silence est assourdissant ! Enfin les avions de l’aérodrome sont cloués au sol. Enfin nous pouvons profiter du calme de notre quartier. A quelque chose, malheur est bon…

Ce mois de confinement en plein automne, je vais en faire quelque chose pour ne pad sombrer dans la mélancolie. Grand ménage de toutes les pièces au programme des we. Et pourquoi pas refaire notre petite salle de bain. Les magasins de bricolages sont ouverts. Voyons dans 30 jours ce qu’il en sera ! Se donner un objectif, ma seule méthode pour ne pas plonger. Ne plus penser à mes rêves de we, de mer et de soleil.

Et ne pas oublier l’objectif principal. Faire baisser le nombre de cas pour diminuer le nombre de décès et alléger la charge de nos soignants.

Les graines sont là, tout autour. L’amitié nous unit, nous entoure de chaleur. Je ne suis pas seule. Vous êtes là, tout près de moi. Je vous aime très fort.