La voix de Graine

Aujourd’hui, une vague de blues m’a submergée quand mon fils est passé rechercher quelques affaires. Bien sûr, sans le petit, à la crèche la journée.
Pour se rattraper, mon fils m’a appelé sur Whatsapp ce soir. La connexion était mauvaise. Mon petit-fils va bien. C’est l’essentiel.
Préparation de l’entretien d’un gérant de gîte sur le chemin de Compostelle, Mustapha. Entretien reculé: ce soir 21h.
Sortie d’une heure en fin d’après-midi. Le tour du quartier pour s’aérer. Il y avait la queue devant tous les magasins d’alimentation.

La voix de Lilie:

Enfin la dernière journée de travail de la semaine. J’ai failli écrire de confinement, lapsus révélateur ! Moi aussi mon fils est passé ce midi pour déjeuner avec nous. La pause déjeuner s’est un peu éternisée j’avoue. Et du coup je ne suis même pas sortie de la journée.

Lors du premier confinement, j’avais pris l’habitude de faire du sport avant de commencer ma journée. Par miracle, j’ai continué depuis. Seulement, l’émission que je suivais, elle, a disparu. Alors me voilà, errante sur youtube pour récupérer chaque matin une vidéo. Heureusement certains ont su enregistrer des séances que je me repasse, ou alors j’en découvre de nouvelles. C’est important de garder la forme en ce moment, sinon j’ai peur de sombrer dans la morosité.

Le week-end se profile. Vite se trouver un objectif ! Un objectif interne, avec peu de matériel. Une autre pièce à nettoyer à fond, peut-être ? Ça donne envie tout de suite !

Voyez ce que donne une journée sans écouter les infos. Tranquillité d’esprit. Zéro angoisse. Le monde tourne au dehors en roue libre. Ailleurs. Sans moi.

Allez, je vais me replonger dans mon livre, c’est plus sûr !