Lundi – Nous entamons une nouvelle semaine.
8 h – ce matin – Créneau de livraison à ma coopérative auto-gérée. Le créneau était fixé depuis 4 semaines, bien avant le confinement. Armée d’un masque et de gants, j’ai fait ce que je fais d’habitude…mais un peu différemment. Des procédures spécifiques adaptées au contexte du Coronavirus ont été écrites. Un groupe de travail Coronavirus a été constitué. Deux des personnes qui assuraient le créneau de ce matin étaient parfaitement rompues aux nouvelles procédures. Ca m’a fait un bien fou de prendre l’air et de sortir de la maison. J’en ai profité pour faire quelques courses supplémentaires, dans ma coop, bien sûr.
Il fait froid. Il y a beaucoup de vent. Il a même neigé dans le sud-ouest. Sur Paris, il y a du soleil et une belle lumière.
Ce week-end, nous avons changé d’heure. Une heure de confinement en moins. Plus de lumière pour les soirées confinées.

 

 

La voix de Lilie:

C’est repartie pour une nouvelle semaine. Je monte dans mon perchoir de télétravail. La chambre de ma fille est devenue mon bureau. Derrière moi, le petit lit de mon petit fils, le grand lit de ma grande fille. Vides.

Je regarde la rue par le velux, c’est étrange ce silence, pas de voitures, pas de passants. Pas d’avions.

Aujourd’hui la police passe avec des hauts parleurs pour nous dire de rester chez nous.

Mon fils travaille, il rentre le midi, se déshabille dans le garage, se lave les mains et vient déjeuner. Il repart et je remonte dans mon perchoir.

Après 7h de skipe, des informations alarmantes, je n’ai plus goût à rien d’autre que me laisser sombrer dans mon canapé.

1 journée de passée.