Une journée vide – Chaleur, désoeuvrement, lassitude.
Ces jours qui se ressemblent ne me ressemblent pas. Pour moi, la routine du quotidien n’est jamais une locomotive qui me fait avancer.
Mais, tout le monde est logé à la même enseigne. Confinement.
Cet après-midi, nous avons joué au monopoly avec ma petite-fille. Pas évident la concentration. Elle gesticule, sautille, bouscule les maisons…On apprend les additions. Elle aime bien récupérer des sous. « Quand tu n’auras plus de sous, je t’en donnerais Mamie. On partagera… » Là, je suis rassurée!

A la Réunion, clafoutis de goyaviers puis zumba…Ici comme là bas, apéritif obligatoire.

La voix de Lilie:

Enfin le dernier jour de télétravail. Ras le bol. En même temps, je réserve mes congés pour le mois de juin quand nous garderons notre petite fille.

Je délaisse le travail à 16h30. Le jardin m’attire. Il fait encore beau et la météo du week-end n’est pas fameuse, alors je prends ce que je peux prendre.

Comme Graine, la routine me saoule.. Pourtant, ne pas se plaindre quand on a le soleil, le calme, un jardin, des compagnons de confinement.

Aujourd’hui le virus a emporté Christophe et les mots bleus. Cette chanson me ramène à mes 12 ans, dans ma chambre, sur mon lit avec le petit poste que je m’étais offert avec mes premières économies. Ce moment est gravé avec une telle puissance, que quelques notes de cette chanson m’y renvoient systématiquement. Je ne sais pas pourquoi. Il n’était pas mon chanteur préféré. Est-ce que cette chanson a des notes subliminales ?

Adieu Christophe, rejoint ton ami Bashung et préparez-nous de belles mélodies; tôt ou tard, on vous rejoindra… Tard, c’est mieux.