J’ai mal partout. Mon corps déteste le confinement. Le haut du dos, les épaules et la nuque; le haut de la cuisse droite lorsque je reste assise trop longtemps; un bouton à l’intérieur de la lèvre qui ressemble à un bouton de fièvre sans en être un, des aphtes dans la bouche…et bien sûr toujours mon poignet avec sa tendinite de De Quervain dont je dois prendre soin: exercices, crème anti-inflammatoire matin et soir, orthèse la nuit…
Ne pas tout mettre sur le dos de la pandémie.
Respiration, yoga, méditation – pas une journée sans exercice. Indispensable. Génial, l’idée du cours en ligne.
Et la peinture.
L’urgence à faire s’évanouit. Le temps s’est arrêté. Au dehors, la course contre la montre s’accèlère. La course contre la mort.
Manu Dibango est mort. Du Coronavirus. Uderzo aussi s’en est allé.

 

La voix de Lilie:

Graine ne va pas bien, je voudrais la serrer dans mes bras pour qu’elle reprenne des forces…

Il fait soleil, et froid. Ma journée de travail m’épuise. Ils ne changent pas finalement. Le monde du travail se réadapte très vite et la spirale des réunions et des objectifs inatteignables est repartie….

Je me défoule avec une heure de marche dans la forêt tout près de la maison. Graine, je m’aère pour toi.

Le jaccuzzi est chaud, et je me fais un bain détente chaque soir depuis lundi avant d’aller dormir. Quel plaisir.